<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://afmjf.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
	<link>https://afmjf.fr/</link>
	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://afmjf.fr/spip.php?id_rubrique=148&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
		<url>https://afmjf.fr/IMG/logo/siteon0.png</url>
		<link>https://afmjf.fr/</link>
		
		
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La prescription des infractions sexuelles &#224; l'&#233;gard des mineurs</title>
		<link>https://afmjf.fr/La-prescription-des-infractions-sexuelles-a-l-egard-des-mineurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/La-prescription-des-infractions-sexuelles-a-l-egard-des-mineurs</guid>
		<dc:date>2023-12-02T13:29:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny H&#233;drich</dc:creator>


		<dc:subject>Article de page d'accueil</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Daniel Pical, membre du comit&#233; directeur de l'AFMJF, s'est rendu au Conseil de l'Europe pour aborder la question de l'imprescriptibilit&#233; des infractions sexuelles sur les mineurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvez le contenu de son intervention dans le document ci-apr&#232;s.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://afmjf.fr/+-Article-de-page-d-accueil-+" rel="tag"&gt;Article de page d'accueil&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Daniel Pical, membre du comit&#233; directeur de l'AFMJF, s'est rendu au Conseil de l'Europe pour aborder la question de l'imprescriptibilit&#233; des infractions sexuelles sur les mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez le contenu de son intervention dans le document ci-apr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf/prescription_des_infractions_sexuelles_a_l_egard_des_mineurs.pdf?743/3c1da1694bd89228175cff992a459223de40adcfeff16ce3581b32f888aec22d" length="469161" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avis de l'AFMJF sur la fixation d'un seuil d'&#226;ge pour pouvoir consentir &#224; des relations sexuelles</title>
		<link>https://afmjf.fr/Avis-de-l-AFMJF-sur-la-fixation-d</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Avis-de-l-AFMJF-sur-la-fixation-d</guid>
		<dc:date>2018-01-23T16:15:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Heloise R</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Trois propositions de loi visent &#224; fixer un seuil d'&#226;ge au dessous duquel l'infraction d'agression sexuelle (dont le viol) serait constitu&#233;e d&#232;s lors qu'un agissement de nature sexuelle serait commis sur un mineur, sans qu'il soit besoin d'&#233;tablir l'absence de consentement de celui-ci &#224; l'acte consid&#233;r&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
1&#176; Cet ajout &#224; la l&#233;gislation existante ne nous parait pas n&#233;cessaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La loi, dans son acception actuelle, est suffisamment pr&#233;cise et pr&#233;voit m&#234;me une aggravation des peines de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois propositions de loi visent &#224; fixer un seuil d'&#226;ge au dessous duquel l'infraction d'agression sexuelle (dont le viol) serait constitu&#233;e d&#232;s lors qu'un agissement de nature sexuelle serait commis sur un mineur, sans qu'il soit besoin d'&#233;tablir l'absence de consentement de celui-ci &#224; l'acte consid&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#176; Cet ajout &#224; la l&#233;gislation existante ne nous parait pas n&#233;cessaire. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi, dans son acception actuelle, est suffisamment pr&#233;cise et pr&#233;voit m&#234;me une aggravation des peines de l'agression sexuelle lorsqu'elle est commise sur un mineur de 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limiter la facult&#233; d'appr&#233;ciation du magistrat par un texte plus rigide et &#224; caract&#232;re syst&#233;matique risque de rendre celui-ci impuissant &#224; embrasser la complexit&#233; et la diversit&#233; des situations auxquelles ces r&#232;gles doivent s'appliquer. Qualifier ainsi de viol toute relation sexuelle consentie entre un(e) jeune de dix-huit ans et un(e) mineur(e) de treize, quatorze ou quinze ans, quelles que soient les circonstances, la culture et la maturit&#233; respective des protagonistes serait m&#233;conna&#238;tre certaines r&#233;alit&#233;s sociales auxquelles la justice est confront&#233;e au quotidien. Entre une r&#233;ponse judiciaire brutale et syst&#233;matique consistant &#224; renvoyer tous ces jeunes majeurs devant les cours d'assises &#8211; car il serait alors hypocrite de multiplier les correctionnalisations apr&#232;s l'effet d'annonce d'un texte se voulant r&#233;pressif &#8211; et la renonciation &#224; nommer l'interdit, il y a place pour une r&#233;ponse judiciaire &#233;quilibr&#233;e que permet la l&#233;gislation actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se poserait par ailleurs immanquablement la question de la connaissance par l'auteur de l'&#226;ge de la victime, constitutive de l'&#233;l&#233;ment moral de l'infraction. Or, il sera bien souvent difficile de d&#233;montrer que l'auteur pr&#233;sum&#233; savait qu'il entretenait une relation sexuelle avec une mineure juridiquement inapte au consentement au regard du seuil fix&#233; par le l&#233;gislateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au surplus, la loi du 8 f&#233;vrier 2010 a introduit une disposition selon laquelle la contrainte peut &#234;tre caract&#233;ris&#233;e par la diff&#233;rence d'&#226;ge et la relation d'autorit&#233; entre l'auteur et la victime, limitant ainsi le d&#233;bat autour du possible consentement du jeune enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#176; Si toutefois un seuil d'&#226;ge devait &#234;tre retenu par le l&#233;gislateur, il devrait, dans un souci de coh&#233;rence, s'aligner sur un des seuils d'&#226;ge d&#233;j&#224; existant&lt;/strong&gt; dans la l&#233;gislation p&#233;nale applicable aux mineurs, soit 10, 13, 15 ou 16 ans. Il conviendrait de surcro&#238;t de le fixer &#224; un niveau suffisamment bas pour tenir compte de l'&#233;volution des m&#339;urs. A cet &#233;gard, c'est le seuil de 13 ans qui nous semble le plus pertinent : il serait en effet paradoxal, s'il &#233;tait fix&#233; &#224; un &#226;ge sup&#233;rieur (quinze ans par exemple), qu'un mineur puisse &#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#233;tant suffisamment mature pour &#234;tre accessible &#224; une sanction p&#233;nale, mais inapte &#224; pouvoir consentir &#224; une relation sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176; En tout &#233;tat de cause, &lt;strong&gt;l'incapacit&#233; l&#233;gale &#224; consentir &#224; une relation sexuelle ne peut pas concerner les relations entre mineurs&lt;/strong&gt;, sauf &#224; entrer en contradiction avec la convention de Lanzarote du 25 octobre 2007, ratifi&#233;e par la France et entr&#233;e en vigueur le 1er juillet 2010, dont les dispositions &#171; ne sont pas applicables aux activit&#233;s sexuelles librement consenties des mineurs entre eux &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4&#176; Enfin, &#224; l'exception de l'&#226;ge de 10 ans en dessous duquel la pr&#233;somption d'incapacit&#233; &#224; consentir peut &#234;tre ais&#233;ment con&#231;ue comme &#233;tant irr&#233;fragable, la pr&#233;somption de non consentement en dessous de l'&#226;ge retenu par le l&#233;gislateur doit imp&#233;rativement &#234;tre une pr&#233;somption simple, avec pour unique effet de renverser la charge de la preuve, de sorte que puisse &#234;tre prise en compte toute la diversit&#233; des situations soumises &#224; la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Position de l'AFMJF sur l'extension du d&#233;lai de prescription des crimes et d&#233;lits sexuels sur mineurs</title>
		<link>https://afmjf.fr/Position-de-l-AFMJF-sur-l,440</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Position-de-l-AFMJF-sur-l,440</guid>
		<dc:date>2018-01-23T16:12:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Heloise R</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'AFMJF a pris connaissance de la proposition de loi enregistr&#233;e &#224; la pr&#233;sidence du S&#233;nat le 14 septembre 2017 tendant &#224; rendre imprescriptibles les crimes et d&#233;lits sexuels sur mineurs, et des d&#233;bats en cours sur l'allongement a minima des d&#233;lais de prescription en la mati&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
En l'&#233;tat actuel du droit, la prescription est de : Vingt ans pour les crimes et six ans pour les d&#233;lits quand les victimes sont majeures au moment des faits Vingt ans pour les crimes et six ans pour les d&#233;lits &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'AFMJF a pris connaissance de la proposition de loi enregistr&#233;e &#224; la pr&#233;sidence du S&#233;nat le 14 septembre 2017 tendant &#224; rendre imprescriptibles les crimes et d&#233;lits sexuels sur mineurs, et des d&#233;bats en cours sur l'allongement a minima des d&#233;lais de prescription en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'&#233;tat actuel du droit, la prescription est de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vingt ans pour les crimes et six ans pour les d&#233;lits quand les victimes sont majeures au moment des faits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vingt ans pour les crimes et six ans pour les d&#233;lits &#224; compter de leur majorit&#233; quand les victimes sont mineures au moment des faits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en comprenant les arguments avanc&#233;s au soutien de l'allongement de ces d&#233;lais de prescription lorsque les victimes &#233;taient mineures au moment des faits (impact majeur sur le d&#233;veloppement psychique, amn&#233;sie traumatique, obstacles &#224; la lib&#233;ration de la parole&#8230;), l'AFMJF tient &#224; rappeler que, si le proc&#232;s p&#233;nal peut parfois contribuer &#224; la reconstruction psychique des victimes, il peut &#233;galement produire des effets d&#233;l&#233;t&#232;res lorsqu'il n'aboutit pas au r&#233;sultat escompt&#233; par ces derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est notamment le cas lorsque la plainte fait l'objet d'un classement sans suite, d'un non-lieu, d'une relaxe ou d'un acquittement, voire quand la peine prononc&#233;e n'est pas &#224; la hauteur des attentes des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce nouvel allongement des d&#233;lais de prescription, l'in&#233;vitable d&#233;perdition des preuves et alt&#233;ration des t&#233;moignages avec le temps, conjugu&#233;e au principe fondamental du proc&#232;s p&#233;nal selon lequel le doute doit profiter &#224; l'accus&#233;, ne pourront, en l'absence d'aveu, que conduire &#224; multiplier ces mises hors de cause et, partant, &#224; exacerber la douleur et le ressentiment des plaignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me en cas de d&#233;claration de culpabilit&#233;, une condamnation prononc&#233;e vingt ou trente ans apr&#232;s les faits sera in&#233;vitablement alt&#233;r&#233;e dans son quantum du fait du temps &#233;coul&#233;, de la r&#233;insertion socioprofessionnelle de l'auteur, voire de son grand &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suppos&#233; r&#233;pondre &#224; l'attente des victimes, l'allongement propos&#233; des d&#233;lais de prescription risque de ne g&#233;n&#233;rer que de nouvelles souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AFMJF consid&#232;re que, plut&#244;t que d'entretenir l'illusion d'un proc&#232;s tardif suppos&#233; r&#233;parateur, il serait plus constructif de mettre l'accent sur l'encadrement clinique du processus de r&#233;v&#233;lation des faits par l'instauration de centres d'accueil sp&#233;cialis&#233;s pour les victimes d'agressions sexuelles. Ces structures &#224; caract&#232;re m&#233;dico-social seraient investies d'une mission d'&#233;valuation et d'accompagnement des plaignant(e)s, en lien avec le parquet qui pourrait, selon le cas, appr&#233;cier les enjeux et les risques en pr&#233;sence et les marges de man&#339;uvre &#233;ventuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la r&#233;v&#233;lation des infractions sexuelles, de l'accompagnement des plaignants et de la r&#233;ponse p&#233;nale nous semble trop complexe pour se satisfaire d'une telle r&#233;ponse l&#233;gislative aux cons&#233;quences non ma&#238;tris&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Audition de l'AFMJF au S&#233;nat sur le mariage pour les couples du m&#234;me sexe</title>
		<link>https://afmjf.fr/Audition-de-l-AFMJF-au-Senat-sur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Audition-de-l-AFMJF-au-Senat-sur</guid>
		<dc:date>2015-06-23T12:20:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2013 Marie Pierre HOURCADE participait aux d&#233;bats au S&#233;nat sur le projet alors en discussion sur le mariage de couples de m&#234;me sexe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ci-dessous les vid&#233;os de ces travaux : &lt;br class='autobr' /&gt;
http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video16855.html&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2013 Marie Pierre HOURCADE participait aux d&#233;bats au S&#233;nat sur le projet alors en discussion sur le mariage de couples de m&#234;me sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous les vid&#233;os de ces travaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video16855.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video16855.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contribution &#224; la r&#233;flexion sur les &#171; juridictions du XXI &#232;me si&#232;cle &#187;</title>
		<link>https://afmjf.fr/Contribution-a-la-reflexion-sur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Contribution-a-la-reflexion-sur</guid>
		<dc:date>2013-04-24T20:35:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du groupe de travail pr&#233;sid&#233; par Monsieur MARSHALL premier pr&#233;sident de la cour d'appel de Montpellier, l'AFMJF a &#233;t&#233; auditionn&#233; afin d'apporter sa r&#233;flexion sur l'organisation judiciaire de premi&#232;re instance et notamment le projet de cr&#233;ation d'un &#034;tribunal de premi&#232;re instance&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; L'AFMJF tient &#224; remercier la commission et son pr&#233;sident pour l'audition de notre association sur ce sujet important pour l'avenir de la Justice. Au regard des orientations d&#233;finies par la Garde (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du groupe de travail pr&#233;sid&#233; par Monsieur MARSHALL premier pr&#233;sident de la cour d'appel de Montpellier, l'AFMJF a &#233;t&#233; auditionn&#233; afin d'apporter sa r&#233;flexion sur l'organisation judiciaire de premi&#232;re instance et notamment le projet de cr&#233;ation d'un &#034;tribunal de premi&#232;re instance&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'AFMJF tient &#224; remercier la commission et son pr&#233;sident pour l'audition de notre association sur ce sujet important pour l'avenir de la Justice. Au regard des orientations d&#233;finies par la Garde des sceaux, nous pouvons faire les constats et apporter les &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion suivants :&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur l'organisation judiciaire : &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs est tr&#232;s attach&#233;e &#224; l'accessibilit&#233; et &#224; la lisibilit&#233; de son action, intervenant aupr&#232;s de populations fragiles qui exigent que l'institution s'adapte &#224; ses publics. Publics qui cumulent le plus souvent des difficult&#233;s et fragilit&#233;s sociales, familiales et personnelles. Cette justice doit &#234;tre rendue dans un souci de proximit&#233;, par des juges rattach&#233;s &#224; un territoire. C'est actuellement le plus souvent le cas, les JE &#233;tant en principe rattach&#233;s &#224; un secteur g&#233;ographique en lien avec tous leurs partenaires eux-m&#234;mes territorialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous semble que la juridiction de r&#233;f&#233;rence, le tribunal de premi&#232;re instance (TPI), devrait &#234;tre pens&#233;e au niveau du d&#233;partement et le tribunal pour enfants situ&#233; au si&#232;ge du TPI ce qui n'emp&#234;che pas l'intervention de juges des enfants dans des juridictions rattach&#233;es au TPE. Ceci permettrait de concilier le besoin de proximit&#233; et le souci d'&#233;viter l'isolement du juge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les territoires et les besoins des populations, on pourrait penser selon des g&#233;om&#233;tries variables &#224; une r&#233;partition des territoires avec ou sans d&#233;localisation des juges des enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Par exemple, un TPI dans la Manche &#224; Coutances, avec le tribunal pour enfants au m&#234;me lieu, et un juge qui pourrait &#234;tre affect&#233; &#224; la section d&#233;tach&#233;e de Cherbourg, un autre &#224; Avranches ou dans une autre commune dans le sud du d&#233;partement et un juge des enfants assurant une audience par semaine &#224; Saint L&#244;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui para&#238;t important alors est d'assurer une vraie coordination de l'ensemble de ces magistrats au sein du tribunal pour enfants situ&#233; au sein du TPI.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Une v&#233;ritable coordination qui suppose un pr&#233;sident au sein du TPE dont le statut permettrait d'assurer cette fonction. &lt;/strong&gt; Elle existe aujourd'hui sur le papier avec les juges coordonnateurs. Elle reste le plus souvent tr&#232;s insuffisante. Les magistrats ne sont pas form&#233;s &#224; cela, et surtout leur hi&#233;rarchie s'en pr&#233;occupe peu, la justice des mineurs &#233;tant encore trop peu investie (malgr&#233; de notables progr&#232;s) au niveau des chefs de juridiction. Cela renforce l'id&#233;e que le TPE doit &#234;tre une entit&#233; autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La coordination doit aussi se penser avec le Parquet des mineurs, &lt;/strong&gt; &#233;tant d'ailleurs pr&#233;cis&#233; que les parquets des mineurs devraient &#234;tre sp&#233;cialis&#233;s. L'ENM n'organise pas de session de formation ad hoc ou commune JE /substituts des mineurs. A cet &#233;gard, on rel&#232;ve que lorsque les parquetiers interviennent au sein de la m&#234;me section au niveau des mineurs auteurs et victimes, les coll&#232;gues ont une meilleure connaissance de la justice des mineurs et travaillent de fa&#231;on plus concert&#233;e avec les JE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une justice accessible suppose qu'elle soit rep&#233;r&#233;e. C'est aujourd'hui le cas. Il existe dans chaque TGI un tribunal pour enfants, dans un espace parfois distinct de la justice des majeurs. Les JE sont sp&#233;cialis&#233;s, il travaillent avec des services sp&#233;cialis&#233;s que ce soit la PJJ ou le secteur associatif habilit&#233;, avec des avocats sp&#233;cialis&#233;s ; ils connaissent leurs partenaires et participent &#224; des instances partenariales lorsque les sujets leur paraissent pouvoir contribuer &#224; leurs missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AFMJF est attach&#233;e au maintien de l'entit&#233; du Tribunal pour enfants, avec sa comp&#233;tence civile et p&#233;nale, avec un Parquet des mineurs lui m&#234;me sp&#233;cialis&#233;, ses professionnels et ses &#233;quipes pluridisciplinaires qui interviennent dans le domaine de l'&#233;ducation et de l'insertion, avec des avocats sp&#233;cialis&#233;s. Cette juridiction bien assise et rep&#233;r&#233;e des mineurs comme des familles m&#233;rite un Parquet des mineurs stable et form&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seule entit&#233; regroup&#233;e en un lieu avec un pr&#233;sident et un parquetier qui assurent la coordination avec les juges des enfants des sections d&#233;tach&#233;es et avec les autres entit&#233;s du tribunal de premi&#232;re instance : JAF, juges d'instruction des mineurs, juges des tutelles ainsi que les relations n&#233;cessaires avec nos partenaires institutionnels que sont notamment l'ASE et la PJJ permet de r&#233;pondre &#224; nos missions de fa&#231;on coh&#233;rente dans un service au plus pr&#232;s des besoins des populations pour lesquelles nous intervenons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le risque d'un rattachement &#224; des p&#244;les que ce soit un p&#244;le famille ou un p&#244;le protection des populations fragiles est celui de la dissociation des fonctions civiles et p&#233;nales du Juge des enfants dont la sp&#233;cificit&#233; est d'intervenir dans la continuit&#233; et la dur&#233;e &#224; la fois en mati&#232;re civile &lt;/strong&gt; et p&#233;nale. En outre, un projet de regroupement par p&#244;le en ce qui le concerne n'apporterait pas, selon nous, davantage de coh&#233;rence , mais au contraire, serait source de confusion. Le r&#244;le du JAF n'est pas celui du JE. Son champ d'intervention n'est pas le m&#234;me, son mode d'intervention non plus. En revanche, les liens JE/JAF sont n&#233;cessaires en cas de conflits int&#233;ressant les m&#234;mes parties, ce que permet la proc&#233;dure, et qui doit &#234;tre am&#233;lior&#233; au niveau du fonctionnement de la juridiction. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les m&#233;thodes de travail du JE seraient plus proches de celles du juge des tutelles ( travail sur la dur&#233;e, avec le m&#234;me juge, avec des partenaires ext&#233;rieurs et sur la notion de protection de populations vuln&#233;rables) mais le public n'est pas le m&#234;me ! Il est difficile de concevoir des sections d&#233;tach&#233;es o&#249; se cotoieraient des incapables majeurs et des mineurs, d&#233;linquants ou en danger. Le rapprochement de ces publics para&#238;t artificiel et les acteurs partenaires de ces magistrats ne sont pas les m&#234;mes ; Quelle coh&#233;rence, quel gain de temps, quelle &#233;conomie de moyen ? On imagine mal la plus value qui serait apport&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La proposition de l'AFMJF va donc dans le sens du renforcement de la sp&#233;cificit&#233; de la juridiction des mineurs et de la cr&#233;ation des tribunaux pour enfants au sein des TPI. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur l'&#233;valuation des besoins : &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs comme dans d'autres secteurs, est confront&#233;e &#224; un contentieux de masse qui devrait pouvoir &#234;tre orient&#233; en partie vers l'administratif pour ne retenir que les dossiers les plus complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la loi de mars 2007 qui allait dans le sens d'une d&#233;judiciarisation de la protection de l'enfance, on constate que 70 % de l'activit&#233; des services de l'ASE rel&#232;ve du judiciaire. L'ONED devrait communiquer les r&#233;sultats de ses recherches prochainement. Les juges des enfants sont souvent asphyxi&#233;s par un contentieux trop lourd : soit il faut parvenir &#224; une d&#233;judiciarisation partielle, soit augmenter les moyens humains. Les enjeux sont trop importants au p&#233;nal comme au civil pour demander aux juges de telles prises de risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La justice des mineurs doit pouvoir b&#233;n&#233;ficier plus largement de l'intervention de l'avocat en assistance &#233;ducative,&lt;/strong&gt; et particuli&#232;rement en cas de placement. Les avocats sont trop peu pr&#233;sents &#224; l'heure actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, &lt;strong&gt;la culture europ&#233;enne est encore tr&#232;s faible dans nos juridictions et une formation sur la jurisprudence de la cour europ&#233;enne serait de nature &#224; faire &#233;voluer nos pratiques et am&#233;liorer la reconnaissance du mineur et surtout de sa famille comme sujets de droit. &lt;/strong&gt; La marge de progr&#232;s est encore concevable en mati&#232;re p&#233;nale notamment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur la participation des citoyens au fonctionnement des juridictions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le tribunal pour enfants pr&#233;sente la sp&#233;cificit&#233; d'intervenir en lien avec de nombreux partenaires institutionnels mais aussi associatifs implant&#233;s sur un territoire. Le Conseil g&#233;n&#233;ral tend &#224; s'organiser pour ouvrir ses services au plus pr&#232;s des populations ( exemple de Paris o&#249; l'ASE a ouvert des services dans les arrondissements qui n&#233;cessitent une pr&#233;sence forte), les &#233;tablissements scolaires sont comp&#233;tents selon la carte scolaire et l'implantation des familles, les h&#244;pitaux sont sectoris&#233;s, comme la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, les associations charg&#233;es d'une mission d'&#233;ducation, les associations de quartier, les municipalit&#233;s elles m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au p&#233;nal, le juge des enfants si&#232;ge avec des assesseurs civils choisis en raison de leur connaissance du monde de la jeunesse. Leur r&#244;le ne doit pas &#234;tre remis en cause. Bien choisis, ils sont un appui pour le juge. Peut &#234;tre pourraient ils &#234;tre renouvel&#233;s de fa&#231;on plus fr&#233;quente et &#234;tre mieux cibl&#233;s afin d'associer des personnes &#224; travers lesquelles les familles pourraient se sentir davantage reconnues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une justice proche du justiciable est aussi une justice bien comprise, dont les d&#233;cisions sont per&#231;ues comme justes de la part des mineurs et de leurs familles. Certains JE remettent &#224; l'issue de l'audience leur d&#233;cision tap&#233;e apr&#232;s explication aux int&#233;ress&#233;s ; ces pratiques sont insuffisamment d&#233;velopp&#233;es. En outre,l'audience doit &#234;tre le lieu et le temps d'un &#233;change o&#249; le jeune et ses parents sont &#233;cout&#233;s et dans la mesure du possible, consid&#233;r&#233;s comme les acteurs de leur propre devenir. Les parents notamment en mati&#232;re p&#233;nale, doivent &#234;tre associ&#233;s &#224; la d&#233;finition des objectifs impos&#233;s &#224; leur enfant. En d'autres termes, la justice doit &#234;tre une justice participative, o&#249; les premiers int&#233;ress&#233;s doivent &#234;tre au c&#339;ur de l'action judiciaire mais aussi o&#249; l'ensemble de la soci&#233;t&#233; doit &#234;tre associ&#233;e &#224; l'action de la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs s'y pr&#234;te. Sa mission de protection est difficilement contestable, son mode d'intervention aussi. Les instruments juridiques permettent de solliciter les acteurs de la vie civile. Je pense aux mesures de r&#233;paration qui permettent d'associer les mairies et les associations de quartier &#224; l'action du juge et renvoyer une perception diff&#233;rente des jeunes suivis et de la justice, mais aussi aux TIG, aux mesures d'accompagnement &#233;ducatifs qui am&#232;nent les services &#224; travailler avec les associations locales, les mairies, les entreprises, les artisans et commer&#231;ants du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les juges devraient &#234;tre form&#233;s &#224; la communication. La justice est une justice de qualit&#233; qui m&#233;rite d'&#234;tre expliqu&#233;e et enrichie de l'apport des partenaires ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Marie &#8211;Pierre HOURCADE&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sidente de l'association des magistrats de la jeunesse et de la famille.
&lt;p&gt;Le 16 avril 201&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelles r&#233;ponses apporter aux jeunes les plus difficiles entre soin, &#233;ducation et r&#233;pression ? </title>
		<link>https://afmjf.fr/Quelles-reponses-apporter-aux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Quelles-reponses-apporter-aux</guid>
		<dc:date>2013-03-07T21:57:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les juges des enfants sont confront&#233;s trop souvent comme les autres professionnels &#224; des jeunes qui se mettent en danger et mettent en difficult&#233; les adultes dont ils rejettent et mettent en &#233;chec toutes les propositions : propositions d'&#233;ducation, de soins, et d'insertion. &lt;br class='autobr' /&gt;
INTRODUCTION &lt;br class='autobr' /&gt;
Le juge des enfants est saisi de situations concernant des mineurs en danger et des mineurs d&#233;linquants. Quelque soit son domaine d'intervention, il a pour mission d'assurer leur protection. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Fondements-et-organisation-de-la-" rel="directory"&gt;Organisation et pratiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les juges des enfants sont confront&#233;s trop souvent comme les autres professionnels &#224; des jeunes qui se mettent en danger et mettent en difficult&#233; les adultes dont ils rejettent et mettent en &#233;chec toutes les propositions : propositions d'&#233;ducation, de soins, et d'insertion.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INTRODUCTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge des enfants est saisi de situations concernant des mineurs en danger et des mineurs d&#233;linquants. Quelque soit son domaine d'intervention, il a pour mission d'assurer leur protection. Cette protection se d&#233;cline de fa&#231;on diff&#233;rente selon que le juge intervient dans le cadre de l'assistance &#233;ducative ou dans le cadre de l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 19945, mais l'orientation de son intervention se centrera sur l'&#233;valuation des capacit&#233;s d'&#233;volution de l'enfant et de ses parents et l'aide qui peut leur &#234;tre apport&#233;e pour contribuer &#224; cette &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge est saisi par le Parquet qui re&#231;oit les signalements des services du Conseil g&#233;n&#233;ral ainsi que les proc&#233;dures p&#233;nales que lui adressent les services de police et de gendarmerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge des enfants peut aussi &#234;tre saisi par les parents et le mineur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il dispose de moyens plus ou moins importants qui d&#233;terminent les mesures qu'il est amen&#233; &#224; prendre en mati&#232;re d'investigation, d'action &#233;ducative ou de placement. Ces services rel&#232;vent de la PJJ qui intervient essentiellement au p&#233;nal et du secteur associatif habilit&#233; et de l'ASE qui interviennent en assistance &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations sont variables, et chaque histoire est unique. Les juges sont aussi des individualit&#233;s avec des savoir faire qui donnent &#224; une audience une tonalit&#233; diff&#233;rente d'un cabinet &#224; l'autre. Si la loi est la m&#234;me sur la France enti&#232;re, et les instruments juridiques identiques, l'action du juge des enfants varie en fonction des moyens mis &#224; sa disposition qui d&#233;pendent des territoires plus ou moins riches et des populations accueillies. Il est &#233;vident que les moyens sont plus importants en IDF qu'en Auvergne o&#249; la population est moins nombreuse mais o&#249; les jeunes peuvent &#234;tre en grande difficult&#233; : quelle r&#233;ponse en milieu rural pour des enfants qui sont en &#233;chec scolaire, rel&#233;gu&#233;s au domicile familial sans perspective de formation ni de d&#233;bouch&#233;s professionnels ? La ville la plus proche est d&#233;j&#224; trop loin pour ces familles d&#233;sargent&#233;es, isol&#233;es, sans r&#233;ponse et dramatiquement sans espoir. La situation des filles est particuli&#232;rement pr&#233;occupante &#224; cet &#233;gard. Il s'agit l&#224; de jeunes dans l'ombre, qui ne font pas parler d'eux et qui &#224; bas bruit sont oubli&#233;s, jusqu'&#224; ce que l'on d&#233;couvre leur mal &#234;tre au d&#233;tours d'une TS ou d'un d&#233;part pour retrouver d'autres jeunes en errance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villes, trop de jeunes sont descolaris&#233;s, inactifs, &#233;chappant &#224; l'autorit&#233; parentale et vite rattrap&#233;s par la d&#233;linquance et le trafic. Paris, la Seine Saint Denis et certains autres secteurs sont confront&#233;s &#224; l'affluence massive de jeunes d'origine &#233;trang&#232;re, souvent sans papier, en forte demande d'int&#233;gration et sans r&#233;f&#233;rent parental sur le territoire fran&#231;ais, des jeunes qui fuient la guerre et la mis&#232;re. L'enjeu &#224; leur arriv&#233;e est de prouver leur &#233;tat de minorit&#233; afin de profiter du dispositif de protection que doit leur assurer l'ASE. Le juge est alors saisi quand il y a un doute sur leur &#233;tat civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sont victimes de r&#233;seaux de criminalit&#233; organis&#233;e et poursuivis pour des faits de d&#233;linquance &#224; r&#233;p&#233;tition. Les ROMS contraints souvent de voler &#233;puisent les intervenants par leur refus de toute intervention &#233;ducative. Ce sont des jeunes qui se retrouvent plus vite que les autres en d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les cas compliqu&#233;s o&#249; le mineur ne parait pas entendre le discours de l'adulte et respecter l'autorit&#233; des parents, de l'enseignant, du personnel de sant&#233;, de l'&#233;ducateur et celle du juge, on peut citer le cas de l'enfant violent &#224; l'&#233;gard du parent qui en a la garde. Les violences peuvent &#234;tre exerc&#233;es par un enfant jeune qui, en grandissant, devient de plus en plus violent voire dangereux. Le parent qui longtemps ne r&#233;v&#232;le pas ce qui se passe &#224; la maison, d&#233;noncera ce qui est devenu son calvaire et demandera de l'aide, sans aller toujours au bout de sa demande. Il demandera dans un premier temps l' hospitalisation de son enfant quand ce n'est pas la sienne. Il s'adressera &#224; son m&#233;decin, &#224; la police qui tentera d'exercer toute son autorit&#233; pour ramener l'enfant &#224; un comportement acceptable mais qui &#224; d&#233;faut d'&#234;tre entendu, orientera l'affaire vers le Parquet pour saisine du juge des enfants. Le parent, souvent la m&#232;re isol&#233;e, refusera de porter plainte soit parce qu'elle est menac&#233;e par son enfant soit par culpabilit&#233; ou incapacit&#233;, elle-m&#234;me d&#233;pressive, ou prise dans des addictions . Finalement, elle se tournera vers le juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re d&#233;marche du juge sera, apr&#232;s audition si possible des deux parents, de rencontrer le mineur. Il le convoquera, il viendra ou ne viendra pas, il lui enverra un courrier &#224; l'ent&#234;te du tribunal, il le recevra seul ou avec sa m&#232;re ; une lettre tr&#232;s personnifi&#233;e a g&#233;n&#233;ralement un impact. A d&#233;faut, il pourra solliciter le commissariat apr&#232;s avoir convaincu la m&#232;re de porter plainte pour coups et blessures volontaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les situations les plus lourdes, le juge pensera &#233;loigner le mineur mais c'est alors que les vraies difficult&#233;s se pr&#233;sentent. Le mineur se trouve tr&#232;s bien chez lui et ne veut pas en partir, l'ASE n'a pas de structure adapt&#233;e pour le prendre en charge, le parent ne veut pas porter plainte, personne ne veut aller le chercher contre son consentement, et comment faire quand le jeune est un grand adolescent costaud et d&#233;termin&#233; &#224; ne pas quitter son lit ou sa chambre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre situation complexe : celle des jeunes descolaris&#233;s, enferm&#233;s eux aussi chez eux, face &#224; leur ordinateur, compl&#232;tement &#171; addicts &#187; &#224; internet ou aux jeux vid&#233;o. Les signalements pour absent&#233;isme scolaire ne changent rien et n'apportent pas de r&#233;ponses pertinentes dans ces cas l&#224; ; la police est aussi d&#233;munie et les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes souvent consult&#233;s par les parents, interrogent la psychiatrie aussi peu interventionniste. Chacun a conscience que le jeune est en danger mais se trouve sans solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel pour le juge quand il est saisi de r&#233;ussir &#224; faire venir le jeune. Comme dans le cas pr&#233;c&#233;dent, l'enjeu est important et la suite d&#233;pend de cette phase judiciaire. Et l&#224; se joue la cr&#233;dibilit&#233; du juge. Il est porteur de l'autorit&#233; publique et utilise les moyens juridiques &#224; sa disposition pour cr&#233;er cette relation particuli&#232;re du juge avec l'enfant ou l'adolescent. C'est &#224; partir du moment o&#249; le jeune est pr&#233;sent, dans le cabinet du juge que ce dernier doit cr&#233;er cette relation qui est le pr&#233;alable &#224; tout travail &#233;ducatif, et &#224; toute exigence sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation du mineur d&#233;pendant, il parait opportun d'imposer une consultation avec un centre de soins du r&#233;seau des CSST, sp&#233;cialis&#233;s sur ces questions d'addiction aux jeux vid&#233;o ou &#224; internet. Leur approche est sp&#233;cifique et constitue une r&#233;ponse pertinente pour les parents souvent eux m&#234;mes en difficult&#233;s dans leur relation avec leur enfant. Internet est accessible &#224; une grande majorit&#233; d'enfants, m&#234;me chose des jeux vid&#233;o, or il n'y a pas de Centre de soins sp&#233;cialis&#233;s sur ces questions sur l'ensemble du territoire, seuls quelques psychiatres se sont sp&#233;cialis&#233;s, travaillent et &#233;changent sur ces questions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux exemples, le juge doit exercer son autorit&#233; pour ouvrir la voie &#224; l'action &#233;ducative ou th&#233;rapeutique. Exercer son autorit&#233; avec une explication mais une fermet&#233; non n&#233;gociable quand la mise sous protection s'impose. Le jeune doit comprendre que le juge peut imposer sa d&#233;cision mais celui-ci doit manier la menace de sanction avec la plus grande prudence car l'objectif n'est pas d'arriver &#224; un bras de fer qui rendra tr&#232;s al&#233;atoire l'intervention ult&#233;rieure mais de faire ex&#233;cuter sa d&#233;cision. L'adh&#233;sion des parents est bien s&#251;r pr&#233;f&#233;rable pour mener &#224; bien cette entreprise et tout devient plus compliqu&#233; avec des parents ambivalents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;occupations des juges des enfants sont nombreuses quant &#224; l'avenir des jeunes dont ils sont saisis et il est bien difficile de dresser un inventaire de ceux qui ne rentrent pas dans le cadre ou qui le refusent. Les cas sont nombreux et interrogent le monde des adultes responsable de leur protection. On a le sentiment que certains jeunes vivent dans un autre monde &#224; c&#244;t&#233; de celui dont nous sommes charg&#233;s de repr&#233;senter et d&#233;fendre les valeurs. Et pourtant..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut on rester observateur quand on prend connaissance des relations sexuelles pratiqu&#233;es par de tr&#232;s jeunes enfants dont il est difficile de dire qu'elles sont consenties. Nous ne sommes pas saisis de ces mises en danger &#224; la p&#233;riode o&#249; elles ont lieu mais plus tard, &#224; l'occasion d'agressions sexuelles ou de viols dont ils sont victimes. C'est &#224; l'occasion des proc&#233;dures p&#233;nales que l'on d&#233;couvre la r&#233;alit&#233; des violences sexuelles pratiqu&#233;es et subies de fa&#231;on terriblement pr&#233;coce. La plupart des enfants que nous connaissons ont eu acc&#232;s d&#232;s l'&#226;ge de 8-10 ans &#224; des films ou images pornographiques. Ils ont leurs premi&#232;res relations sexuelles vers 11 &#8211; 12 ans dans un contexte de contrainte dont ils ont &#224; peine id&#233;e et les parents encore moins. Ces violences sont banalis&#233;es, monnay&#233;es contre quelques services ou simplement contre protection du groupe ou par besoin d'appartenance &#224; la bande du quartier..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels adultes seront ces enfants, comment pourront ils construire leur vie d'homme et de femme et que transmettront ils eux-m&#234;mes &#224; leur enfant ? Quelle est notre responsabilit&#233; collective &#224; laisser faire, &#224; ne pas voir, ne pas prendre soin, ne pas pr&#233;venir ? Le juge intervient souvent trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que lorsque nous sommes saisis de situations d'enfants qui ont &#233;t&#233; victimes de violences sexuelles, en milieu familial ou dans le cadre de ces relations pr&#233;coces d&#233;crites ci dessus, le juge des enfants interviendra aupr&#232;s de l'enfant et de sa famille pour ensuite l'orienter vers un centre de soin le plus adapt&#233; &#224; ce type de probl&#233;matique. Le juge p&#233;nal sera saisi parall&#232;lement pour sanctionner les auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pourrai aussi aborder les situations tr&#232;s pr&#233;occupantes dont nous ne sommes pas saisis, celles de ces mineurs qui ne trouvent pas de r&#233;ponse chez leurs parents et aupr&#232;s des adultes qu'ils ont c&#244;toy&#233;s, et qui se r&#233;fugient dans la fugue ou le squatt o&#249; alcool, drogue et violence sont trop souvent le lien entre tous ces jeunes en errance.. Plus exactement, nous en sommes saisis mais bien tard, &#224; l'occasion de plaintes au p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aborderai en dernier lieu la situation des mineurs d&#233;linquants. Il m'apparait toujours n&#233;cessaire de ne pas dissocier la comp&#233;tence des juges des enfants en mati&#232;re civile et p&#233;nale. Cette r&#233;alit&#233; &#224; laquelle nous sommes tous tr&#232;s attach&#233;s se justifie pleinement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce sont souvent les m&#234;mes jeunes qui connaissent des parcours chaotiques &#233;maill&#233;s de traumatismes, de ruptures, d'&#233;checs, dont les familles cumulent toutes les difficult&#233;s sociales et qui passent &#224; l'acte dans la d&#233;linquance jusqu'&#224; la perte de soi. Je ne parle pas d'un passage &#224; l'acte ponctuel qui peut arriver &#224; n'importe quel mineur et toucher n'importe quelle famille. Je parle des multi r&#233;it&#233;rants, ceux qui recommencent malgr&#233; les avertissements, les interventions &#233;ducatives, les mesures de r&#233;paration, les menaces de prison et dont il semble que toutes les actions sont vou&#233;es &#224; l'&#233;chec. Et alors la prison est elle la seule et bonne solution ? Tel mineur rel&#232;ve t il de l'enfermement th&#233;rapeutique ou p&#233;nitentiaire avec une dose &#233;ducative pour att&#233;nuer la rigueur de la prison ? La mise &#224; l'&#233;cart de la soci&#233;t&#233; est parfois n&#233;cessaire pour mettre un terme &#224; la violence.&lt;br class='autobr' /&gt;
La soci&#233;t&#233; doit avoir le souci de ces mineurs mais aussi de leurs victimes qui sont le plus souvent des mineurs eux-m&#234;mes et de tr&#232;s jeunes mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du juge est celle de savoir &#224; quel moment il doit recourir &#224; l'enfermement, pas trop t&#244;t mais pas trop tard non plus. On entend parfois les mineurs devenus majeurs dire au pr&#233;sident du tribunal correctionnel qui prononce contre eux une peine d'emprisonnement avec r&#233;vocation des sursis ant&#233;rieurs qu'il aurait &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable qu'il aille en prison plus t&#244;t alors qu'il &#233;tait mineur car l'absence d'emprisonnement l'a entretenu dans un sentiment d'impunit&#233;. Mais on sait aussi l'effet destructeur de la prison sans oublier que chaque passage &#224; l'acte quand il s'agit d'actes de violence fait des d&#233;g&#226;ts aupr&#232;s de victimes souvent plus jeunes que le ou les auteurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il est important que ce soit les m&#234;mes juges sp&#233;cialis&#233;s qui interviennent au p&#233;nal et en mati&#232;re civile car ils ont re&#231;u une formation sp&#233;cifique qui les invite &#224; avoir une appr&#233;hension globale de la situation de l'enfant dans toute sa complexit&#233;. Ils interviennent dans la dur&#233;e et avec des interlocuteurs avec lesquels ils sont en relation de fa&#231;on institutionnelle et habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le juge des enfants prend ses d&#233;cisions apr&#232;s avoir ordonn&#233; des mesures d'investigation confi&#233;es &#224; des &#233;quipes pluri disciplinaires compos&#233;es de travailleurs sociaux, de psychologues et de psychiatres ; il peut ordonner des enqu&#234;tes sociales, des expertises psychiatriques, et c'est au vu de ces informations qu'il d&#233;cidera du maintien de l'enfant dans son milieu naturel ou d'un &#233;loignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le juge des enfants est un juge qui doit pouvoir solliciter ses partenaires pour trouver les solutions les plus pertinentes &#224; l'&#233;volution harmonieuse du mineur tenant compte de ses comp&#233;tences et de ses fragilit&#233;s. Sa position institutionnelle doit lui permettre de rechercher avec ses interlocuteurs dans le domaine de l'&#233;ducation, de la sant&#233; et de l'insertion les solutions les plus adapt&#233;es et ce, qu'il intervienne aupr&#232;s d'un mineur d&#233;linquant ou en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur du m&#233;tier du juge des enfants est de s'interroger sur ce qui modifie le comportement humain, le fonctionnement d'une famille comme le comportement de l'enfant, sachant les interactions entre les membres d'une m&#234;me famille et sans sous estimer le r&#244;le de l'entourage notamment des copains aupr&#232;s desquels il ne faut pas perdre la face, ou encore du r&#244;le du trafic qui est un v&#233;ritable business dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, ces pr&#233;liminaires &#233;tant pos&#233;s, quelle est l'action du juge et quelle est sa sp&#233;cificit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sp&#233;cificit&#233; de l'intervention judiciaire&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je dirai que les autres acteurs agissent dans le domaine qui est le leur, les parents comme les premiers &#233;ducateurs de leur enfant,- leur place est essentielle dans la restauration de leur enfant, et ce sont des interlocuteurs privil&#233;gi&#233;s pour le juge comme on le verra,- l'&#233;cole dans sa mission d'&#233;ducation et de transmission de connaissance et comme lieu de socialisation, le m&#233;decin et les personnels de sant&#233; dans leur mission de soin et de protection, l'&#233;ducateur dans l'accompagnement &#233;ducatif &#224; la juste distance, la mission locale dans sa mission d'insertion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le juge, lui, intervient comme autorit&#233;&lt;/i&gt; et souvent apr&#232;s l'&#233;chec des pr&#233;c&#233;dentes interventions. C'est l'option retenue clairement par la loi de 2007 en mati&#232;re de protection de l'enfance. Les services du conseil g&#233;n&#233;ral ne saisissent l'autorit&#233; judiciaire que lorsque les mesures prises dans le domaine de la pr&#233;vention et de l'aide aux familles sont insuffisantes ou inop&#233;rantes, lorsque la famille refuse l'intervention des services sociaux ou en cas d'impossibilit&#233; d'&#233;valuer la situation. Le juge est relativement souvent saisi par les parents eux m&#234;mes qui disent avoir tout essay&#233; avant de venir le voir. En fait, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, il est saisi pour les situations les plus graves qui exigent l'intervention de l'autorit&#233; judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et ce juge a d'incroyables pouvoirs &lt;/i&gt; que connaissent les institutions mais aussi les familles et les adolescents : Le pouvoir de demander des comptes, d'entrer dans l'intimit&#233; de la vie familiale, d'exiger un placement, en famille ou en institution. En mati&#232;re p&#233;nale, il d&#233;cide des mesures &#233;ducatives ou p&#233;nales, peut incarc&#233;rer un mineur, saisir le parquet qui d&#233;cidera de poursuites p&#233;nales des parents maltraitants. Il dispose de la force publique pour l'ex&#233;cution de ses d&#233;cisions. Ce qui est moins connu c'est qu'il peut aussi imposer une scolarisation dans un &#233;tablissement d'enseignement g&#233;n&#233;ral ou sp&#233;cialis&#233; ; il peut exiger un internat Il peut exiger une admission en &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233;. Il peut ordonner une hospitalisation de l'enfant y compris en milieu psychiatrique. Il peut ordonner une expertise psychiatrique de l'enfant mais aussi des parents. C'est s&#251;rement le juge le plus puissant dans notre organisation judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces pr&#233;rogatives sont utilis&#233;es avec prudence car l'objectif du juge n'est pas de sanctionner mais de prot&#233;ger, permettre de restaurer quand c'est possible des relations familiales souvent fragilis&#233;es ou rompues, et valoriser les comp&#233;tences de l'enfant pour qu'il puisse faire confiance en l'adulte et retrouver confiance en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le et le travail du juge se passe durant le temps de l'audience, dans son cabinet, en pr&#233;sence des parents, des &#233;ducateurs et de l'avocat quand il y en a un. En mati&#232;re p&#233;nale, le mineur est toujours d&#233;fendu par un avocat alors qu' en assistance &#233;ducative, cela reste peu fr&#233;quent . On peut le regretter car l'avocat joue et occupe une place sp&#233;cifique. Il est un interlocuteur suppl&#233;mentaire que le jeune peut appeler pour faire entendre sa voix, conna&#238;tre et reconna&#238;tre ses droits, faire valoir sa position. Il est un recours suppl&#233;mentaire en cas de blocage, un interlocuteur de plus pour le jeune qui est enferm&#233; dans son d&#233;ni des difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le juge peut opter pour une audition seul &#224; seul avec le jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce temps, on l'a vu, est essentiel surtout quand l'int&#233;ress&#233; est venu &#224; reculons, claquemur&#233; dans son silence. Durant une audience qui dure environ une demi heure, il faut trouver le moyen de cr&#233;er une relation avec le jeune, faire sortir ses parents et trouver l'accroche qui fera basculer les choses, afin que le soliloque du juge devienne un dialogue. Tout &#224; coup, le jeune l&#232;ve la t&#234;te, &#231;a l'int&#233;resse, il vous regarde et intervient pour rectifier ce qui est selon lui inexact. On peut alors naturellement aborder ensemble ce qui ne va pas, ce qui est faux ou injuste, et ce qui pourrait changer les choses. D'exp&#233;rience, le d&#233;clic se produit. Sur 9 ann&#233;es pass&#233;es au Tribunal pour enfants de Paris, je n'ai connu qu'un jeune qui n'ait pas accroch&#233;. Il regardait ostensiblement la fen&#234;tre faisant mine de ne pas m'&#233;couter. Mais avait il besoin finalement d'un juge et d'une intervention ext&#233;rieure. Les parents &#233;taient tr&#232;s demandeurs, leur fils mettait en &#233;chec sa scolarit&#233;, refusait toute autorit&#233;, il &#233;tait, selon eux d&#233;pressif et fumait du cannabis. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Mais ce qui est certain, c'est qu'il &#233;tait d&#233;termin&#233; et avait un caract&#232;re bien tremp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce premier &#233;change o&#249; le jeune a pu se confier, il s'agit de restituer la position de l'enfant aux parents quand cela est n&#233;cessaire et possible, apr&#232;s avoir expos&#233; au mineur la fa&#231;on dont les choses allaient &#234;tre restitu&#233;es et les d&#233;cisions envisageables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que l'enfant sente l'int&#233;r&#234;t qui lui est port&#233;, sente que sa parole est prise en compte, qu'il a des droits et qu'il a sa place dans cette enceinte judiciaire qui lui est consacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge peut imposer mais il doit avant tout susciter l'adh&#233;sion des parents. Il peut bien s&#251;r aussi imposer au jeune mais avoir aussi le souci d'imposer des exigences qui peuvent &#234;tre tenues, compte tenu de ce qu'est la vie de ce mineur au moment o&#249; le juge intervient. C'est ainsi que le juge n&#233;gociera l'heure de retour de l'enfant au domicile familial le soir, exigera un &#233;loignement de l'enfant si les violences sur la m&#232;re continuent, il exigera que cette derni&#232;re se soigne et consulte un centre de soins sp&#233;cialis&#233; en alcoologie. Le RV avec le CSST sera pris &#233;ventuellement au cours de l'audience&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le l&#233;gislateur en pr&#234;tant au juge des enfants une telle force de conviction, a touch&#233; du doigt la r&#233;alit&#233; du succ&#232;s de l'intervention judiciaire. Le juge peut ordonner, et s'il obtient ce qu'il souhaite par la parole, c'est mieux. Le contexte de contrainte pour les parents ou le mineur est r&#233;el mais c'est au juge d'expliquer que la d&#233;cision prise est l&#233;gitime, pertinente et constitue une aide. Il s'agit de ne pas faire perdre aux parents leur place, de ne pas les discr&#233;diter. Dans le proc&#232;s p&#233;nal par exemple, l&lt;i&gt;e juge doit s'ing&#233;nier &#224; valoriser la place des parents pour que ceux-ci retrouvent leur autorit&#233;&lt;/i&gt; et que l'enfant sente que ses parents sont respect&#233;s, &#233;cout&#233;s et que leur parole est prise en compte. A Paris o&#249; nous jugeons un nombre significatif de jeunes d'origine africaine, le juge qui re&#231;oit le mineur en pr&#233;sence de ses parents et de l'avocat demande au mineur les raisons pour lesquelles ses parents sont venus en France. La r&#233;ponse est assez simple mais d&#233;j&#224; difficile &#224; formuler. Le juge insiste et aide &#224; d&#233;passer l'&#233;motion. Puis, il explique au mineur que ses parents sont formidables, courageux d'avoir quitt&#233; leur pays, leur famille, leurs rep&#232;res pour venir dans un pays inconnu dont ils ignorent parfois la langue, o&#249; ils ont accept&#233; n'importe quel travail pour assurer une vie meilleure &#224; leurs enfants et que j'imagine leur d&#233;ception &#224; se retrouver au tribunal pour enfants pour r&#233;pondre des actes de d&#233;linquance de leur fils. Je leur dis qu'ils n'ont pas le droit de les d&#233;cevoir, qu'ils doivent reprendre leur scolarit&#233; ou leur formation, que rien n'est impossible et que l'avenir leur appartient. Les parents sont bien s&#251;r d'accord avec le juge qui d&#232;s lors leur reconna&#238;t toute leur place de parent. Il est possible alors de r&#233;fl&#233;chir avec eux sur ce qui va pouvoir &#234;tre exig&#233; et tenu pour faire &#233;voluer les choses, quelle va &#234;tre la juste r&#233;ponse judiciaire et passer la main aux services &#233;ducatifs pour le suivi de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L' autorit&#233; du juge peut aussi servir &#224;&lt;i&gt; faciliter la tache des parents&lt;/i&gt; confront&#233;s &#224; des d&#233;cisions administratives qui font blocage. Le juge prend alors contact avec l'institution concern&#233;e pour comprendre la position prise, et lorsqu'elle ne parait pas justifi&#233;e, passer outre. Mais l&#224; aussi, il s'agit d'&#233;viter les passages en force car le mineur risque de ne pas b&#233;n&#233;ficier d'un accueil satisfaisant dans la structure demand&#233;e. Mieux vaut g&#233;rer les choses avec souplesse , l&#224; encore pour &#233;viter &#224; notre interlocuteur chef de service, directeur ou autre, de perdre la face , et accepter les proc&#233;dures propos&#233;es si au final, on d&#233;bloque une situation. Ce qui est important, c'est que notre interlocuteur sache que l'on peut si on le souhaite, imposer ce qui pourrait &#234;tre refus&#233;. Je pense aux hospitalisations, aux admissions dans un &#233;tablissement m&#233;dico social, &#224; la prise en charge d'un enfant autiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ces pouvoirs extra ordinaires sont exerc&#233;s sous contr&#244;le, &lt;/i&gt; contr&#244;le du Parquet, de l'ASE et de l'avocat qui peuvent faire appel des d&#233;cisions du juge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mener &#224; bien sa mission, le juge dispose de services sp&#233;cialis&#233;s qui accompagnent le mineur, et ses parents quand une intervention &#233;ducative est n&#233;cessaire. Il doit pouvoir aussi compter sur ses partenaires, l'ensemble des professionnels comp&#233;tents dans leur domaine. Le juge est alors le relais vers le droit commun et c'est essentiel. Et c'est ailleurs que le travail de suivi, d'accompagnement va se faire, le juge n'&#233;tant l&#224; que pour dans le cadre de ses audiences, mettre &#224; plat, dire les choses, d&#233;gager des objectifs et charger des services de les mettre en &#339;uvre, puis revoir les situations 6 mois, un an , deux ans apr&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'action dans la dur&#233;e et la continuit&#233; est essentielle car on ne change pas les comportements humains en un jour. Il y a des mises en &#233;chec, des r&#233;ussites, de nouvelles tentatives et toujours la confiance dans la capacit&#233; de changement d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau peut para&#238;tre idyllique, surtout quand on conna&#238;t le contexte &#233;conomique, les difficult&#233;s sociales , et les histoires de vie souvent douloureuses de ces enfants pour lesquels nous intervenons. Doivent elles pour autant remettre en cause notre action m&#234;me si on a conscience que l'insertion pour ces jeunes est souvent plus difficile que pour les autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il est la traduction de l'enrichissement personnel que ce m&#233;tier procure et de l'optimisme qui anime beaucoup de juges des enfants qui ont la conviction de l'impact de leur d&#233;cision et que leur action s'inscrit dans un ensemble d'interventions de professionnels et d'acteurs de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Le 5 mars 2013
&lt;p&gt;Marie-Pierre Hourcade&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sidente de l'Association fran&#231;aise des magistrats de la jeunesse&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;actions et propositions de l'AFMJF suite &#224; la d&#233;cision du conseil constitutionnel du 8 juillet 2011</title>
		<link>https://afmjf.fr/Reactions-et-propositions-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Reactions-et-propositions-de-l</guid>
		<dc:date>2011-12-03T21:26:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;cision rendue par le Conseil Constitutionnel le 8 juillet dernier suite &#224; une QPC, nous a dans un premier temps abasourdis, comme nombre de juges des enfants et de professionnels de la justice des mineurs. Pour &#233;viter une r&#233;action trop d&#233;fensive, voire affective, quelques jours de r&#233;flexion nous ont sembl&#233; utiles avant d'en tirer les premi&#232;res cons&#233;quences. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, la question de la partialit&#233; suppos&#233;e du juge des enfants, pour &#234;tre analys&#233;e, doit &#234;tre rapport&#233;e &#224; l'ensemble du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;cision rendue par le Conseil Constitutionnel le 8 juillet dernier suite &#224; une QPC, nous a dans un premier temps abasourdis, comme nombre de juges des enfants et de professionnels de la justice des mineurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;viter une r&#233;action trop d&#233;fensive, voire affective, quelques jours de r&#233;flexion nous ont sembl&#233; utiles avant d'en tirer les premi&#232;res cons&#233;quences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, la question de la partialit&#233; suppos&#233;e du juge des enfants, pour &#234;tre analys&#233;e, doit &#234;tre rapport&#233;e &#224; l'ensemble du syst&#232;me d'une justice sp&#233;cialis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut ainsi rappeler que :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; dans la composition de jugement le juge des enfants attach&#233; &#224; la personne du mineur est minoritaire du fait de la pr&#233;sence des 2 assesseurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; e mineur b&#233;n&#233;ficie de garanties sp&#233;cifiques, en particulier l'assistance obligatoire d'un avocat.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le principe de la continuit&#233; tend &#224; une meilleure individualisation de la r&#233;ponse judiciaire en fonction d'une &#233;volution personnelle, plus que d'un acte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la connaissance de la personnalit&#233; et la priorit&#233; &#233;ducative doivent jouer, en principe, en faveur du mineur.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces arguments &#233;taient jusqu'&#224; ce jour confort&#233;s par la jurisprudence de la Cour de Cassation et de la CEDH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la d&#233;cision iconoclaste du Conseil Constitutionnel apporte aussi une r&#233;ponse &#224; une critique ancienne des &#233;cueils du principe de la continuit&#233; personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne pouvons pas les &#233;carter d'un revers de main et ne pas admettre l'existence de certaines d&#233;rives &#224; l'&#233;gard d'un mineur &#8220;trop&#8221; connu de &#8220;son&#8221; juge.&lt;br class='autobr' /&gt;
De fait les entorses &#224; la continuit&#233; personnelle sont d&#233;j&#224; nombreuses, en particulier dans les juridictions d'une certaine taille : permanences, PIM&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un r&#233;flexe salutaire (auquel notre fonction de juge des enfants nous pr&#233;-dispose !) et vue l'&#233;troitesse de la marge de man&#339;uvre - il faut l'admettre - &lt;strong&gt;l'AFMJF entend formuler des propositions&lt;/strong&gt; qui tiendront compte des limites &#224; apporter &#224; la &#8220;continuit&#233; personnelle&#8221; et &#224; la n&#233;cessit&#233; de valoriser la &#8220;continuit&#233; &#233;ducative&#8221; attach&#233;e &#224; la sp&#233;cialisation des acteurs de la justice des mineurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi nous proposerons :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la g&#233;n&#233;ralisation des &#8220;bin&#244;mes&#8221; constitu&#233;s de 2 juges des enfants : chacun jugeant les mineurs de l'autre, ce qui pourrait favoriser la concertation et l'utilit&#233; d'un v&#233;ritable dossier unique de personnalit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour ce faire des tribunaux pour enfants constitu&#233;s d'au moins 3 juges des enfants&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la g&#233;n&#233;ralisation de la d&#233;fense personnalis&#233;e des mineurs poursuivis.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; l'issue de l'audience du tribunal pour enfants le juge connaissant habituellement le mineur reprendra la main pour tirer les cons&#233;quences du passage au tribunal&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le renvoi au JLD des d&#233;cisions relatives &#224; la d&#233;tention dans le cadre des proc&#233;dures de pr&#233;sentation imm&#233;diate.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu de nouvelles habitudes de travail (moins individualistes) devront s'&#233;tablir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce renforcement de la sp&#233;cialisation vient aussi souligner l'inadaptation de la cr&#233;ation d'un tribunal correctionnel pour mineurs (disposition en cours d'examen par le Conseil Constitutionnel)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin nous entendons souligner &#233;galement que le projet de r&#233;forme de la justice p&#233;nale des mineurs propos&#233; par l'AFMJF pr&#233;sente dans ce nouveau contexte d'importants avantages :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;pour les affaires, simples quand aux faits, pour lesquelles la question de la culpabilit&#233; est r&#233;solue d&#233;s la premi&#232;re audience, le juge des enfants initialement saisi restera comp&#233;tent jusqu'au bout de la proc&#233;dure : c&#233;sure, p&#233;riode d'&#233;preuve, mise en &#233;tat, jugement en cabinet ou devant le tribunal.&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les affaires complexes ou contest&#233;es sur le point de la culpabilit&#233;, la phase d'instruction sera conduite par le magistrat initial qui renverra &#233;ventuellement devant un tribunal pour enfants pr&#233;sid&#233; par un autre juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour consulter le projet de l'AFJMF complet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La future composition du tribunal pour enfants apr&#232;s la d&#233;cision du conseil constitutionnel du 8 juillet 2011.</title>
		<link>https://afmjf.fr/La-future-composition-du-tribunal,310</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/La-future-composition-du-tribunal,310</guid>
		<dc:date>2011-12-03T21:00:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En statuant d'office le 8 juillet dernier sur une question prioritaire de constitutionnalit&#233; qui ne lui &#233;tait pas express&#233;ment soumise par la Cour de Cassation, le Conseil Constitutionnel a pris de court les milieux professionnels, plong&#233;s dans l'attente de sa position sur la loi relative &#224; la participation des citoyens au fonctionnement de la justice et le jugement des mineurs. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi donc, le juge des enfants qui a instruit une affaire n'est plus consid&#233;r&#233; comme apte &#224; la juger sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Archives-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions et rapports&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En statuant d'office le 8 juillet dernier sur une question prioritaire de constitutionnalit&#233; qui ne lui &#233;tait pas express&#233;ment soumise par la Cour de Cassation, le Conseil Constitutionnel a pris de court les milieux professionnels, plong&#233;s dans l'attente de sa position sur la loi relative &#224; la participation des citoyens au fonctionnement de la justice et le jugement des mineurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi donc, le juge des enfants qui a instruit une affaire n'est plus consid&#233;r&#233; comme apte &#224; la juger sans faire preuve de partialit&#233; ; cette position abrupte qu'avaient su &#233;viter aussi bien la chambre criminelle de la cour de cassation que la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, l'une en soulignant le poids des assesseurs, majoritaires dans la formation, la pr&#233;sence constante de la d&#233;fense et la possibilit&#233; d'un appel, l'autre en s'effor&#231;ant de discerner au cas par cas l'implication du magistrat dans l'instruction sur les faits, repose sur une application tr&#232;s th&#233;orique du principe d'impartialit&#233;. Elle m&#233;conna&#238;t l'in&#233;vitable d&#233;perdition qualitative qui se produira lorsque le Pr&#233;sident qui aura pris connaissance la veille de l'audience d'une pile de dossiers plus ou moins intriqu&#233;s se montrera incapable de resituer les faits dans des parcours de vie, des situations personnelles en constante &#233;volution, facult&#233; qui jouait souvent en faveur, parfois en d&#233;faveur du pr&#233;venu, mais permettait en tout cas une d&#233;cision adapt&#233;e. D&#232;s lors, l'avanc&#233;e th&#233;orique sur le plan des droits de l'homme s'en trouvera annul&#233;e, et l'on peut craindre que le pr&#233;tendu b&#233;n&#233;ficiaire ne sorte de l'aventure beaucoup plus malmen&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut pourtant reconna&#238;tre, qu'&#224; cette occasion, le Conseil s'est (provisoirement ?) d&#233;parti de l'obsession s&#233;curitaire du l&#233;gislateur pour &#233;liminer un soup&#231;on d'arbitraire attach&#233; depuis l'origine au fonctionnement de la juridiction des mineurs.&lt;br class='autobr' /&gt; Il n'est manifestement pas convaincu que la continuit&#233; personnelle constitue un atout pour l'examen de la situation du pr&#233;venu. Sa position bouscule les bonnes consciences et ne peut qu'entra&#238;ner un bouleversement du paysage un soup&#231;on d'arbitraire actuel ; s'agit-il pour autant d'une nouvelle mesure de d&#233;construction de la juridiction sp&#233;cialis&#233;e ? On peut certes y voir un pas de plus dans l'alignement du droit des mineurs sur celui des majeurs, mais cette fois-ci pour un mieux, au moins en ce qui concerne l'intention. Faut-il partager l'appr&#233;ciation critique de Patrick Roger, journaliste au Monde qui titre dans le num&#233;ro du 9 juin : &#171; Le Conseil Constitutionnel d&#233;fait la composition du Tribunal pour enfants &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour ne pas c&#233;der aux r&#233;actions passionnelles et passer &#224; c&#244;t&#233; d'une partie du sujet, consid&#233;rons le probl&#232;me &#224; la racine : la n&#233;cessaire continuit&#233; de l'intervention &#233;ducative exige-t-elle la permanence personnelle de l'intervenant judiciaire ou &#233;ducatif ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les avantages d'une telle permanence sautent aux yeux si l'on consid&#232;re avec l'immense majorit&#233; des sp&#233;cialistes que la relation inter-personnelle est un important vecteur d'&#233;ducation, que celle-ci requiert du temps, et que l'&#233;tablissement de la confiance n&#233;cessite un minimum de stabilit&#233; et de pr&#233;visibilit&#233; des comportements.&lt;br class='autobr' /&gt; Il est sain que le mineur identifie son juge comme il est bon qu'il individualise son &#233;ducateur. Pourtant, &#233;riger la stabilit&#233; de l'intervenant en r&#232;gle absolue n'est pas une position tenable. Les professionnels ne peuvent travailler sans interruption, m&#234;me s'ils manifestent parfois une addiction au travail probl&#233;matique pour leur propre famille. Il a donc fallu recourir tr&#232;s t&#244;t &#224; des passages de relais, des remplacements pendant les week end, les cong&#233;s, les p&#233;riodes de maladie ou de grossesse. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette substitution temporaire est moins facile &#224; g&#233;rer que dans d'autres domaines. Avec la meilleure volont&#233; du monde, il n'est pas possible &#224; un magistrat de traiter le courrier et les impr&#233;vus de son coll&#232;gue absent de fa&#231;on exhaustive sans n&#233;gliger ses propres dossiers. Et puis, il n'est pas &#233;vident de deviner ce qu'aurait fait celui-ci. G&#233;n&#233;ralement, seules les urgences sont trait&#233;es a minima, et de peur de compromettre des engagements qui n'apparaissent pas clairement, le rempla&#231;ant h&#233;site &#224; modifier le statu quo, frilosit&#233; compr&#233;hensible mais qui ne permet pas d'exploiter les opportunit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt; Inversement, surtout quand le remplacement est effectu&#233; par un magistrat de passage ou inexp&#233;riment&#233;, il arrive que des d&#233;cisions inappropri&#233;es viennent semer la perturbation dans l'intervention en cours ; on n'a jamais d&#233;fini sur ce point les &#171; bonnes pratiques &#187; dont la d&#233;termination est &#224; la mode actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il ne faut donc pas, &#224; la l&#233;g&#232;re multiplier et encore moins institutionnaliser les changements de personne, ce que le l&#233;gislateur n'a pourtant jamais h&#233;sit&#233; &#224; faire sous pr&#233;texte d'acc&#233;l&#233;rer le cours de la justice : Le d&#233;veloppement de la r&#233;ponse dite en temps r&#233;el a ainsi contraint les juridictions &#224; user et abuser du syst&#232;me des permanences, qui a pour cons&#233;quence de faire pr&#233;senter les mineurs d&#233;f&#233;r&#233;s au magistrat d'astreinte et non &#224; celui territorialement comp&#233;tent.&lt;br class='autobr' /&gt; Il en est de m&#234;me pour les audiences devant le tribunal pour enfants, o&#249; l'on juge, outre les ressortissants du secteur concern&#233;, des mineurs renvoy&#233;s par les juges d'instruction, des r&#233;it&#233;rants ou r&#233;cidivistes que le Parquet a souhait&#233; faire compara&#238;tre en urgence, et des coauteurs issus d'un autre secteur lorsqu'il n'a pas paru possible d'op&#233;rer une disjonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans tous ces cas, la continuit&#233; personnelle s'efface sans que personne ne s'en offusque, parce que ce sont des entorses qui facilitent le fonctionnement institutionnel. Dans le cas de figure vis&#233; par le Conseil constitutionnel, la question est toute diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quel juge ne s'est jamais demand&#233; si son implication ant&#233;rieure dans la conduite de l'instruction sur les faits comme sur la personnalit&#233; ne risquait pas d'avoir des effets ind&#233;sirables au moment du jugement , soit qu'elle g&#233;n&#232;re une attitude exag&#233;r&#233;ment protectrice &#224; l'&#233;gard d' un adolescent qui a su &#233;veiller la sympathie malgr&#233; ses &#233;carts, soit au contraire qu'elle conduise &#224; opposer &#224; la mauvaise conduite persistante une sanction &#171; ferme &#187;, correspondant en r&#233;alit&#233; &#224; un refus de l'&#233;chec ? &lt;br class='autobr' /&gt; Cette pr&#233;occupation est manifestement celle &#224; laquelle entend r&#233;pondre le Conseil constitutionnel qui prend soin de distinguer les d&#233;cisions &#233;ducatives prises en audience de cabinet, pour lesquelles la rupture de continuit&#233; ne s'impose pas, et les d&#233;cisions du TE pour lesquelles elle est n&#233;cessaire en raison de ses pouvoirs r&#233;pressifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'est trouv&#233; des commentateurs pour s'offusquer de ce que les mesures &#233;ducatives qui portent aussi atteinte aux libert&#233;s individuelles continuent &#224; d&#233;pendre du seul juge des enfants. Qu'on nous permette de ne pas adh&#233;rer &#224; cet amalgame auquel se livrent aussi les partisans de la peine lorsqu'ils voient dans la r&#233;pression l'attitude &#233;ducative par excellence.&lt;br class='autobr' /&gt; On a &#233;galement cru relever une incoh&#233;rence dans la jurisprudence du conseil entre l'approbation donn&#233;e &#224; l'attribution de l'application des peines au juge des enfants et la pr&#233;sente d&#233;cision. C'est &#224; nouveau confondre la continuit&#233; personnelle, momentan&#233;ment interrompue pour de graves consid&#233;rations d'impartialit&#233;, et la continuit&#233; &#233;ducative qui doit &#234;tre pr&#233;serv&#233;e d'un bout &#224; l'autre de l'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'article du Monde affirme que le juge des enfants ne pourra plus cumuler les fonctions d'instruction et de jugement, laissant entendre, &#224; tort, que la qualit&#233; de juge des enfants est devenue incompatible avec la Pr&#233;sidence du tribunal ; il en d&#233;duit que la proc&#233;dure d'instruction doit &#234;tre modifi&#233;e . On peut aussi bien en conclure que c'est la composition du tribunal qui doit &#234;tre chang&#233;e. Mais qu'on prenne le probl&#232;me par un bout ou un autre, il ne faut pas oublier que l'incompatibilit&#233; se limite &#224; l'affaire particuli&#232;re que le juge a instruite ;en cas contraire, il faudrait soit faire appel pour pr&#233;sider le tribunal &#224; un magistrat non sp&#233;cialis&#233; soit obliger les juges des enfants &#224; choisir entre l'instruction et le jugement , atteinte grossi&#232;re &#224; la sp&#233;cialisation comparable &#224; celle tent&#233;e en son temps par Rachida Dati quand elle leur avait propos&#233; de choisir entre l'assistance &#233;ducative et le p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Que se passe-t-il pour le juge d'instruction ? L'article 49 du code de proc&#233;dure p&#233;nale dispose que celui-ci &#171; ne peut, &#224; peine de nullit&#233;, participer au jugement des affaires p&#233;nales dont il a connu en sa qualit&#233; de juge d'instruction &#187;. Sous cette r&#233;serve, il est fr&#233;quent que les juges d'instruction soient d&#233;sign&#233;s pour compl&#233;ter le tribunal correctionnel ; il n'y a aucune raison que le Conseil ait voulu se montrer plus rigoureux vis &#224; vis du juge des enfants en donnant &#224; cette incompatibilit&#233; un caract&#232;re g&#233;n&#233;ral.&lt;br class='autobr' /&gt; Au demeurant, si l'on s'en tient &#224; la lettre, la d&#233;cision 147 vise uniquement &#224; emp&#234;cher que la personne qui a instruit une affaire et estim&#233; la culpabilit&#233; de l'auteur suffisamment &#233;tablie pour d&#233;cider son renvoi devant le tribunal, pr&#233;side celui-ci pour le jugement de cette affaire. Il n'est pas pensable de demander au juge de se d&#233;porter dossier par dossier en fonction de ceux qu'il a instruit ou non ; ce serait proprement ing&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s lors, compte tenu de la sectorisation g&#233;ographique en usage dans la quasi-totalit&#233; des juridictions, la solution la plus simple nous para&#238;t &#234;tre de proc&#233;der &#224; un jumelage des cabinets deux &#224; deux, chacun tenant les audiences coll&#233;giales correspondant au secteur de son bin&#244;me, ce qui &#233;teindrait le risque de partialit&#233; tout en conservant au mineur l'avantage de compara&#238;tre devant une composition sp&#233;cialis&#233;e quoique moins performante.&lt;br class='autobr' /&gt; Certes, la mise en &#339;uvre posera des probl&#232;mes &#233;pineux, notamment dans les juridictions o&#249; il n'existe actuellement qu'un seul juge. Il faudra alors cr&#233;er un deuxi&#232;me poste ; c'est sans doute pour laisser &#224; la chancellerie le temps de pr&#233;voir de telles adaptations que le Conseil a renvoy&#233; la mise en application de sa d&#233;cision &#224; 2013.&lt;br class='autobr' /&gt; Si l'on veut &#233;piloguer, il n'est pas interdit d'esp&#233;rer que les deux magistrats aient &#224; c&#339;ur d'&#233;changer leurs informations, et de contr&#244;ler mutuellement leurs exc&#232;s en quelque sens qu'ils se manifestent. Et puis, la coll&#233;gialit&#233; n'a-t-elle pas contribu&#233; &#224; sauver le juge d'instruction quand son existence &#233;tait menac&#233;e par le chef de l'Etat ?&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt; Il est piquant de constater que la foucade du Conseil Constitutionnel apporte, sans probablement l'avoir soup&#231;onn&#233;, une solution &#233;l&#233;gante au probl&#232;me de fond pos&#233; par l'existence des trin&#244;mes, ces instances de concertation qui r&#233;unissent trimestriellement le juge des enfants d'un secteur avec son substitut et un repr&#233;sentant local de la Protection judiciaire de la jeunesse afin d'adopter une strat&#233;gie commune &#224; l'&#233;gard des cas les plus pr&#233;occupants.&lt;br class='autobr' /&gt;
On pouvait l&#233;gitimement craindre que la strat&#233;gie en question n'aille jusqu'&#224; pr&#233;voir les r&#233;sultats de l'audience la plus proche, et ce en toute m&#233;connaissance des droits de la D&#233;fense. Ce ne sera plus &#224; redouter si c'est un autre magistrat qui pr&#233;side le Tribunal. L'objectif se limitera alors &#224; une meilleure coordination dans l'utilisation plus ou moins &#233;nergique de la gamme des moyens &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En d&#233;finitive, pass&#233; le premier moment de surprise, force est bien de se r&#233;soudre &#224; cette entorse &#224; l'esprit de l'ordonnance de 1945 qui nous rapproche, une fois n'est pas coutume, des exigences de la Cour Europ&#233;enne des Droits de l'homme et, &#8211; il importe de le souligner-, para&#238;t tout &#224; fait compatible avec le projet de r&#233;forme de l'ordonnance de 1945 propos&#233; par l'AFMJF. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#234;vons un peu, le souci manifest&#233; par le Conseil de rendre inattaquable la composition du TE n'est-il pas porteur d'espoir au moment o&#249; une disposition sc&#233;l&#233;rate de la loi vot&#233;e le 6 juillet dernier tend &#224; lui retirer toute importance en mettant en place pour les mineurs de seize ans r&#233;cidivistes un tribunal correctionnel travesti un soup&#231;on d'arbitraire en juridiction sp&#233;cialis&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;A.BRUEL , magistrat honoraire&lt;br class='autobr' /&gt; Ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris &lt;br class='autobr' /&gt; Juillet 2011&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comp&#233;tence JE-JAF pour le droit de visite et d'h&#233;bergement des tiers.</title>
		<link>https://afmjf.fr/Competence-JAF-JE-pour-DVH-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Competence-JAF-JE-pour-DVH-des</guid>
		<dc:date>2009-01-28T15:03:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;partition des comp&#233;tences entre le juge des enfants et le juge aux affaires familiales en mati&#232;re de droit de visite et d'h&#233;bergement des tiers (en particulier des grands-parents), lorsque les mineurs font l'objet de placement dans le cadre de l'assistance &#233;ducative. &lt;br class='autobr' /&gt;
Etude du service de documentation et d'&#233;tudes de la Cour de cassation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pages 65 &#224; 71 du bulletin d'information de la Cour de cassation - 15 janvier 2009.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Fondements-et-organisation-de-la-" rel="directory"&gt;Organisation et pratiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_Bicc_694_15_01_09.pdf'&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;partition des comp&#233;tences entre le juge des enfants et le juge aux affaires familiales en mati&#232;re de droit de visite et d'h&#233;bergement des tiers (en particulier des grands-parents), lorsque les mineurs font l'objet de placement dans le cadre de l'assistance &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etude du service de documentation et d'&#233;tudes de la Cour de cassation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pages 65 &#224; 71 du bulletin d'information de la Cour de cassation - 15 janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf_Bicc_694_15_01_09.pdf?201/7fde186736cad9a41a618e05cde535a149e56cc3c33d184d1fd0a664e49dac0b" length="1014914" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;tudes sociologique sur le juge des enfants</title>
		<link>https://afmjf.fr/Le-juge-des-enfants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Le-juge-des-enfants</guid>
		<dc:date>2008-06-10T08:16:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;&#201;tude sociologique sur les juges des enfants &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le juge des enfants n'est pas un juge mineur &#187; - &#201;tude sociologique d'un groupe professionnel sous tension - Mission de recherche Justice et Droit (mai 2008). T&#233;l&#233;chargez l'&#233;tude ci-dessous :&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Presentation,233-" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tude sociologique sur les juges des enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le juge des enfants n'est pas un juge mineur &#187; - &#201;tude sociologique d'un groupe professionnel sous tension - Mission de recherche Justice et Droit (mai 2008). T&#233;l&#233;chargez l'&#233;tude ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_176 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_Juge_enfants_Mouhanna_Bastard.pdf?176/ec63e1901af0b869cb2cb9e2aafee67e05b6819aeaff8fba47b38157c8e8df2d' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 76.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://afmjf.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1745409329' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le juge des enfants n'est pas un juge mineur
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
