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	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
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		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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		<title>LA LOI DU 14 MARS 2016 : gage d'efficacit&#233; ou nouvelle casquette de papier pour le minist&#232;re public ?</title>
		<link>https://afmjf.fr/LA-LOI-DU-14-MARS-2016-gage-d,443</link>
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		<dc:date>2018-01-26T14:23:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Heloise R</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la crois&#233;e des champs civils et p&#233;naux, en interaction permanente avec une pluralit&#233; d'acteurs issus de cultures institutionnelles et nourris de savoirs professionnels diff&#233;rents, les Parquets des mineurs peuvent constituer un levier d'action pertinent en mati&#232;re de protection de l'enfance. Leur activit&#233; en la mati&#232;re n'est, malheureusement, qu'en faible partie quantifi&#233;e et prise en compte, alors qu'une effective valorisation des pratiques permettrait d'assurer une plus grande efficacit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-placements-" rel="directory"&gt;Les placements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;A la crois&#233;e des champs civils et p&#233;naux, en interaction permanente avec une pluralit&#233; d'acteurs issus de cultures institutionnelles et nourris de savoirs professionnels diff&#233;rents, les Parquets des mineurs peuvent constituer un levier d'action pertinent en mati&#232;re de protection de l'enfance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur activit&#233; en la mati&#232;re n'est, malheureusement, qu'en faible partie quantifi&#233;e et prise en compte, alors qu'une effective valorisation des pratiques permettrait d'assurer une plus grande efficacit&#233; de l'ensemble des dispositifs de protection de l'enfance.&lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, plac&#233; par la loi du 5 mars 2007 au c&#339;ur du dispositif de la protection de l'enfance, le Parquet est devenu le gardien du respect du principe de subsidiarit&#233; mais aussi l'adjuvant efficace et indispensable du juge des enfants et des services &#233;ducatifs pour assurer la continuit&#233; et la coh&#233;rence du suivi des enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi du 14 mars 2016 - en cherchant &#224; &#233;viter l'installation de certains enfants dans des situations instables et, par cons&#233;quent, ins&#233;curisantes &#8211; est venue renforcer ce r&#244;le majeur du Parquet qui se voit conf&#233;rer un r&#244;le capital dans l'appr&#233;ciation des statuts de protection, leur adaptation &#224; la situation des mineurs et leur changement propos&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cons&#233;quences des difficult&#233;s structurelles des Parquet des mineurs et la fragilit&#233; de leur organisation n'en sont que plus pr&#233;judiciables.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I)	La r&#233;affirmation du r&#244;le pivot du parquet en mati&#232;re de protection de l'enfance implique un nouvel &#233;quilibre entre les champs p&#233;naux et civils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;1/ L'accroissement du r&#244;le du Parquet qui devient un acteur d&#233;cisif dans les &#233;tapes de changement de statut doit &#234;tre accompagn&#233; de modes d'organisation pertinents.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;	La loi du 14 mars 2016 vient accro&#238;tre le r&#244;le pivot du Parquet garant depuis 2007 de l'articulation suivi administratif/suivi judiciaire et d&#233;sormais en position de facilitateur voire de vigie des changements de statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parquet se voit ainsi conf&#233;rer les nouvelles comp&#233;tences suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; celle de saisir le juge aux affaires familiales en vue de statuer sur la d&#233;l&#233;gation totale ou partielle de l'autorit&#233; parentale avec accord du tiers candidat &#224; la d&#233;l&#233;gation d'autorit&#233; parentale ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; celle de pr&#233;senter une demande en d&#233;claration de d&#233;laissement soit d'office soit sur proposition du juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Plus largement le Parquet est &#233;galement tenu d'&#233;mettre un avis sur l'opportunit&#233; de mettre en place d'autres mesures que l'assistance &#233;ducative lors des communications par le juge des enfants des dossiers d'assistance &#233;ducative pour r&#233;quisitions.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, l'ASE se voit oblig&#233;e en tant que service gardien d'examiner la pertinence d'autres mesures que celles du cadre de l'assistance &#233;ducative et d'en informer le juge des enfants avec un expos&#233; des raisons qui conduisent &#224; proposer d'autres solutions ou &#224; les exclure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Toutefois, cette responsabilit&#233; nouvelle qui incombe au parquet de veiller &#224; une meilleure ad&#233;quation du statut de l'enfant &#224; la r&#233;alit&#233; de sa situation implique qu'il puisse se donner les moyens d'un engagement accru dans la vie des dossiers d'assistance &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'implication du parquet des mineurs dans les dossiers d'assistance &#233;ducative &#233;tait focalis&#233;e quasi exclusivement sur la phase initiale : tri des signalements, &#233;changes d'informations avec les services d&#233;partementaux, v&#233;rification des conditions l&#233;gales de saisine du juge des enfants, choix d'une proc&#233;dure civile et/ou p&#233;nale &#8230; Dans la conduite ult&#233;rieure du dossier d'assistance &#233;ducative, la place du parquet &#233;tait de fait r&#233;duite &#224; la portion congrue : l'avis obligatoire du parquet au moment de la r&#233;vision des situations est devenu purement formel dans le meilleur des cas, la pr&#233;sence du parquet aux audiences d'assistance &#233;ducative (permise par la loi mais non obligatoire) reste tout &#224; fait exceptionnelle et le droit d'appel du parquet n'est quasiment jamais exerc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans un tel contexte, du pour l'essentiel &#224; l'impossibilit&#233; mat&#233;rielle pour un parquetier des mineurs de s'impliquer dans la conduite des 400 &#224; 600 dossiers d'assistance &#233;ducative dont chaque juge des enfants &#224; la charge en moyenne, cette fonction de vigie du statut de l'enfant que lui attribue la loi du 14 mars 2016 appara&#238;t comme &#233;tant en total d&#233;calage avec les r&#233;alit&#233;s du travail quotidien d'un parquetier des mineurs, si ce n'est comme un alibi pour que rien ne change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sauf &#224; ce que, de fa&#231;on corr&#233;lative, les parquets des mineurs soient dot&#233;s des moyens n&#233;cessaires en termes humains et organisationnels pour permettre une analyse partag&#233;e des situations tant avec les services d&#233;partementaux qu'avec les juges des enfants, et que ce travail soit reconnu et comptabilis&#233; en tant que tel dans leur activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;2/ Des &#233;quilibres nouveaux &#224; trouver entres les champs p&#233;naux et civils&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;a)	Une perm&#233;abilit&#233; accrue des proc&#233;dures p&#233;nales et civiles &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;	La loi du 14 mars 2016 risque d'entra&#238;ner une porosit&#233; encore accrue du champ p&#233;nal et du champ civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Elle vient, en effet, &#233;tendre les cas de retrait de l'autorit&#233; parentale et les d&#233;clarations judiciaires de d&#233;laissement parental et faciliter l'admission de l'enfant au statut de pupille de l'&#233;tat dans des situations o&#249; il a &#233;t&#233; gravement port&#233; atteinte &#224; ses int&#233;r&#234;ts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi le retrait de l'autorit&#233; parentale au civil est &#233;tendu aux cas de parents exposant leurs enfants &#224; des agissements violents au sein du couple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les services de l'ASE re&#231;oivent &#233;galement comp&#233;tence pour diligenter les actions en retrait d'autorit&#233; parentale au civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Parall&#232;lement l'obligation pour la juridiction p&#233;nale de jugement de se prononcer sur le retrait de l'autorit&#233; parentale en cas de crime ou d&#233;lit commis par le p&#232;re ou la m&#232;re &#224; l'encontre d'un enfant ou de l'autre parent est d&#233;sormais &#233;tendue &#224; l'&#233;gard des fr&#232;res et s&#339;urs de la victime mineure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La volont&#233; de prendre en compte tous les &#233;l&#233;ments de la vie de la famille dont l'institution judiciaire peut avoir connaissance de fa&#231;on &#233;parse, et ce dans un souci accru de protection, est bien &#233;videmment louable mais ouvre la voie &#224; de nombreuses interrogations pour le minist&#232;re public.&lt;br class='autobr' /&gt; S'agissant des actes violents au sein du couple pouvant donner lieu &#224; des retraits d'autorit&#233; parentale : quels &#233;l&#233;ments le minist&#232;re public peut-il transmettre ? Via quels canaux ? A quel stade de la proc&#233;dure ? Faut-il limiter les informations aux infractions poursuivies ? Constitu&#233;es ? Poursuivies et class&#233;es pour un autre motif qu'absence d'infraction ? Que faire des infractions insuffisamment caract&#233;ris&#233;es ? Quelles pi&#232;ces fournir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	S'agissant de l'extension des cas pr&#233;voyant l'obligation pour le tribunal correctionnel de se prononcer sur le retrait de l'autorit&#233; parentale au p&#233;nal, elle pourrait conduire le parquet &#224; envisager sous un autre angle les d&#233;cisions de poursuites dans les dossiers de violences intra-familiales en consid&#233;rant la possibilit&#233; de ce retrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il pourrait &#234;tre pertinent au vu de l'ensemble de ces &#233;volutions de d&#233;finir des modalit&#233;s et des instances &#233;ventuelles d'&#233;changes entre magistrats du parquet, juge des enfants et juge aux affaires familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette imbrication plus grande des champs civils et p&#233;naux va n&#233;cessiter des efforts d'apprivoisement des proc&#233;dures p&#233;nales qui restent, encore largement et c'est bien normal, des terra incognita, pour les professionnels de la protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cet apprivoisement est d'autant plus n&#233;cessaire que le champ p&#233;nal, son effraction si l'on peut dire dans le suivi des enfants, ne doit pas venir annihiler tout autre type d'intervention ou les figer le temps, parfois long, de l'enqu&#234;te, de la d&#233;cision de poursuite, de la d&#233;cision correctionnelle le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'existence de proc&#233;dures p&#233;nales dues &#224; des violences intra-familiales ou dans l'entourage proche des mineurs conduit souvent &#224; certains &#233;cueils :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;duire la situation au passage &#224; l'acte p&#233;nal et son sens &#224; la seule question de la sanction p&#233;nale,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; g&#233;n&#233;rer un ph&#233;nom&#232;ne de sid&#233;ration des services sociaux : ne plus intervenir, ne plus investiguer de crainte de se voir reprocher de &#171; polluer &#187; l'enqu&#234;te,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; penser l'intervention p&#233;nale comme un mode de r&#233;solution globale et ne pas lui donner de sens dans les domaines de comp&#233;tence respectif des professionnels qui ont pu en conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faudra une vigilance accrue pour ne pas r&#233;duire le suivi de l'enfant &#224; la question de l'issue de la proc&#233;dure p&#233;nale comme antichambre du retrait de l'autorit&#233; parentale au p&#233;nal ou au civil et au changement de statut qu'il peut augurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De r&#233;els efforts devraient &#234;tre men&#233;s en mati&#232;re de formation des travailleurs sociaux pour leur permettre d'&#234;tre &#224; l'aise avec des notions de base en proc&#233;dure p&#233;nale et en droit p&#233;nal. Des formations communes professionnels de l'enfance en danger / magistrats /services d'enqu&#234;tes pourraient &#234;tre utilement mises en place.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;b)	Les risques du recours excessif aux proc&#233;dures p&#233;nales pour r&#233;gler des situations de crise pouvant entrainer des ruptures violentes pour le mineur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La porosit&#233; entre les proc&#233;dures p&#233;nales et civiles se joue &#233;galement dans le champ de l'enfance d&#233;linquante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les &#233;tablissements accueillant des mineurs confi&#233;s par l'Aide sociale &#224; l'enfance (manque de personnels, personnels parfois insuffisamment form&#233;s, structures parfois inadapt&#233;es au profil des enfants mais choisies pour avoir &#233;t&#233; les seules en capacit&#233; mat&#233;rielle de les accueillir), conduisent &#224; une intol&#233;rance importante des professionnels aux comportements irrespectueux ou violents des enfants et susceptibles de recevoir une qualification p&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les d&#233;p&#244;ts de plaintes pour des faits d'outrages, de violences sur personnes charg&#233;es d'une mission de service public, ou de violences commises dans l'enceinte d'un &#233;tablissement &#233;ducatif, dont il n'est pas question de discuter la l&#233;gitimit&#233;, conduisent &#224; une prise en charge rapide des enfants au p&#233;nal et &#224; leur suivi par les services de la Protection judiciaire de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or, tr&#232;s souvent, ce suivi conduit &#224; l'arr&#234;t de celui mis en place par les services de l'aide sociale &#224; l'enfance, sauf dans les cas o&#249; ce suivi &#233;tait judiciaire et o&#249; le juge des enfants impose &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance de le poursuivre nonobstant la prise en charge au p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les demandes de placement au p&#233;nal formul&#233;es par les &#233;tablissements habilit&#233;s en protection de l'enfance ne sont d'ailleurs pas rares et ce dans la plus grande m&#233;connaissance des r&#232;gles de proc&#233;dures p&#233;nales qui r&#233;gissent ce type de prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Force est aussi de constater que les passages &#224; l'acte d&#233;linquants des mineurs aboutissent quasiment in&#233;vitablement &#224; une stigmatisation de ces derniers qui handicape leur prise en charge au civil et r&#233;duit consid&#233;rablement leur chance de trouver une place dans un &#233;tablissement qui ne soit pas habilit&#233; au p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces ph&#233;nom&#232;nes de rejet, parfaitement analys&#233;s et compris par les enfants, sont de nature &#224; cr&#233;er les conditions de nouveaux passages &#224; l'acte qui, quasiment in&#233;vitablement, conduiront &#224; de nouvelles r&#233;ponses p&#233;nales et &#224; une prise en charge au titre de l'enfance d&#233;linquante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les placements effectu&#233;s dans ce cadre, souvent d&#233;cid&#233;s &#224; l'issue d'une garde &#224; vue, sont n&#233;cessairement v&#233;cus comme des ruptures dans des parcours d&#233;j&#224; chaotiques. En outre, lorsqu'ils sont r&#233;alis&#233;s dans l'urgence, pr&#233;par&#233;s dans les courts temps de la garde &#224; vue et de la pr&#233;sentation au magistrat, ces placements au p&#233;nal ne sont ni compris, ni accept&#233;s et conduisent bien souvent &#224; la r&#233;p&#233;tition de comportements d&#233;linquants qui ne sont que la manifestation d'un mal-&#234;tre grandissant face &#224; l'instabilit&#233; constante de la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une vigilance particuli&#232;re de l'autorit&#233; judiciaire comme de l'ensemble des acteurs de la protection de l'enfance est n&#233;cessaire pour &#233;viter la tentation de la sur-p&#233;nalisation et les effets de cliquet qui interdisent aux enfants, qui ont connus un parcours p&#233;nal, de r&#233;int&#233;grer les dispositifs de protections de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II)	Les difficult&#233;s de coop&#233;ration et de moyens rencontr&#233;es par le Parquet en tant que pivot de la protection de l'enfance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;1/ Un r&#244;le qui se r&#233;sumera &#224; celui d'une chambre d'enregistrement ou d'un spectateur lointain en l'absence de culture institutionnelle commune&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'appr&#233;ciation de la notion de danger et les outils indispensables &#224; son &#233;valuation n&#233;cessitent au sein de chaque d&#233;partement l'&#233;laboration de r&#233;f&#233;rentiels destin&#233;s &#224; guider les professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces r&#233;f&#233;rentiels, pour &#234;tre efficients, doivent &#234;tre partag&#233;s par les agents des d&#233;partements, les travailleurs sociaux du secteur associatif mais aussi par les magistrats.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or les contraintes mat&#233;rielles de ces derniers, corr&#233;l&#233;es &#224; l'importance de leurs charges juridictionnelles, rendent quasiment impossible leur pr&#233;sence aux instances d'&#233;laboration de ces r&#233;f&#233;rentiels que sont principalement les sch&#233;mas d&#233;partementaux des protections de l'enfance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que ces instances sont primordiales pour &#233;laborer des outils communs d'analyse et de rep&#233;rage des situations de dangers, la pr&#233;sence de l'autorit&#233; judicaire est soumise &#224; la contingence des vacances de postes qui interdit bien souvent aux magistrats de la jeunesse de s'&#233;loigner, ne serait-ce qu'une demi-journ&#233;e, de leurs activit&#233;s purement juridictionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour autant, l'effectivit&#233; de la r&#233;forme n'est concevable qu'avec une acculturation rapide aux nouveaux outils et processus d&#233;cisionnels mis en place par les d&#233;partements pour piloter la protection de l'enfance et accompagner les changements de statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela passe, notamment, par le fait qu'un magistrat du parquet est membre de droit de l'Observatoire D&#233;partemental de la Protection de l'Enfance (ODPE) qui &#233;labore des recommandations pour la protection de l'enfance dans le d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans les d&#233;partements qui mettent en &#339;uvre un sch&#233;ma de protection de l'enfance, le parquet y est quasi-syst&#233;matiquement associ&#233; par la pr&#233;sence d'un membre du parquet des mineurs de chaque juridiction concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les responsables de parquets mineurs sont &#233;galement invit&#233;s par les circulaires successives &#224; participer &#224; l'&#233;laboration de protocoles locaux en mati&#232;re de signalement, avec les institutions participant &#224; la protection de l'enfance (d&#233;partement, h&#244;pitaux, Education nationale&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, force est de constater la difficult&#233; &#224; mettre en place des espaces de r&#233;flexion &#171; pluri-institutionnelle &#187; en mati&#232;re de pr&#233;vention de la maltraitance comme on a pu le faire en mati&#232;re de pr&#233;vention de la d&#233;linquance et qui associeraient Conseil d&#233;partemental, Parquet, juges des enfants, Education nationale, PMI, ARS, m&#233;decins lib&#233;raux, services d'enqu&#234;te sp&#233;cialis&#233;s, que ces structures soient adoss&#233;es ou englob&#233;es dans celles renouvel&#233;es ou cr&#233;es par la loi du 14 mars 2016 telles que les ODPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On gagnerait de toute &#233;vidence &#224; ce que les Parquets puissent &#234;tre davantage pr&#233;sents dans l'&#233;laboration et le suivi des sch&#233;mas d&#233;partementaux de protection de l'enfance mais aussi &#224; ce qu'y soient associ&#233;s dans une certaine mesure les services de brigades des mineurs ou d'unit&#233;s de protection sociale pour y permettre un dialogue n&#233;cessaire mais pourquoi pas l'&#233;laboration de r&#233;f&#233;rentiels communs.&lt;br class='autobr' /&gt; Les Cours d'appel pourraient en &#234;tre le lieu id&#233;al, d'une part parce qu'elles permettent de favoriser l'&#233;mergence de bonnes pratiques et de diffuser ces derni&#232;res &#224; l'ensemble des Parquets du ressort, d'autre part parce que la vision transversale des probl&#233;matiques du ressort dont elles disposent et la l&#233;gitimit&#233; qu'est la leur dans le paysage institutionnel leur permettrait d'assurer un r&#244;le&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, la grande diversit&#233; des organisations des Parquets des mineurs au sein d'une m&#234;me Cour, parfois alors que ces m&#234;mes parquets travaillent avec un seul Conseil d&#233;partemental, n&#233;cessiterait qu'une attention toute particuli&#232;re soit port&#233;e au sein des Parquets G&#233;n&#233;raux aux possibilit&#233;s d'harmonisation des pratiques des parquets en assurant, nonobstant des diff&#233;rences de structures et d'effectifs parfois tr&#232;s importantes, un minimum de bonnes pratiques communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les Cours d'appel sont &#233;galement en capacit&#233; de valoriser au sein de leur ressort des pratiques efficaces mises en place entre un, ou des parquets, et l'un des conseils d&#233;partementaux du ressort et de sensibiliser l'autre conseil d&#233;partemental &#224; la pertinence des pratiques du d&#233;partement limitrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des temps de r&#233;flexions plus nombreux sur des exemples concrets o&#249; le dispositif de protection de l'enfance et les circuits et mode d'organisation choisis n'ont pas &#233;t&#233; assez efficaces gagneraient &#224; &#234;tre mis en place. Ils permettraient une centralisation et une analyse des difficult&#233;s &#224; la Cour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un lien entre l'analyse de ces difficult&#233;s, les pistes de r&#233;flexions esquiss&#233;es &#224; ce stade et les observatoires d&#233;partementaux pourraient &#234;tre pertinent &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;2/ Les m&#233;thodes d'&#233;valuation des charges des Parquets ne permettent pas de valoriser les actions de ces derniers en mati&#232;re de protection de l'enfance &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;`&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, l'activit&#233; civile des Parquets mineurs au titre de la protection de l'enfance n'est que faiblement comptabilis&#233;e dans l'&#233;valuation statistique des activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or c'est cette derni&#232;re qui d&#233;termine le nombre de postes de magistrats affect&#233;s &#224; chaque Parquet, le ratio retenu &#233;tant de 2500 &#224; 3000 proc&#233;dures trait&#233;es par an pour un magistrat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un contexte de forte vacance de postes au sein du corps judiciaire, et tout particuli&#232;rement au Parquet, les arbitrages sont complexes pour les chefs de juridictions qui doivent &#224; la fois porter une attention toute particuli&#232;re &#224; l'investissement des Parquets des mineurs en mati&#232;re de protection de l'enfance et sauvegarder une activit&#233; chiffr&#233;e suffisante pour &#233;viter d'&#233;ventuelles suppressions de postes nuisibles &#224; l'ensemble des activit&#233;s de leur Parquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De m&#234;me, les politiques partenariales en la mati&#232;re ne sont ni quantifi&#233;es ni &#233;valu&#233;es. Elles peuvent, toutefois, &#234;tre valoris&#233;es en tant que bonnes pratiques par le procureur de la R&#233;publique, lors de la r&#233;daction annuelle du rapport de politique p&#233;nale transmis &#224; la Direction des Affaires Criminelles et des Gr&#226;ces, mais sans, toutefois, que ces derni&#232;res soient consid&#233;r&#233;es comme essentielles et comme devant n&#233;cessairement &#234;tre maintenues quelles que soient les variations d'effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Elles sont, ainsi, largement laiss&#233;es &#224; la discr&#233;tion et, &#224; l'enthousiasme des parquetiers mineurs et des chefs de juridiction. En cons&#233;quence, les juridictions au sein desquelles les mutations sont fr&#233;quentes souffrent d'une certaine instabilit&#233; en la mati&#232;re qui d&#233;contenance souvent les diff&#233;rents interlocuteurs que sont les services de l'Aide Sociale &#224; l'Enfance et l'Education Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des obstacles de nature semblable se retrouvent au niveau du traitement p&#233;nal des situations de maltraitances, qu'elles soient physiques ou sexuelles, ainsi que du traitement des violences conjugales dont les r&#233;percussions sont in&#233;vitablement importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si ces dossiers sont prioritairement, et en temps r&#233;el, g&#233;r&#233;s par les permanences des Parquets, leur traitement se heurte souvent &#224; un grand nombre de difficult&#233;s mat&#233;rielles qui en alourdissent les d&#233;lais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, en zone police, au sein des s&#251;ret&#233;s d&#233;partementales de moyenne ou grande importance, des services sp&#233;cialis&#233;s, appel&#233;s brigades des mineurs ou unit&#233;s de protection sociales, sp&#233;cialement form&#233;s &#224; ces contentieux les prennent en charge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, ces services sont surcharg&#233;s, souvent en sous-effectifs, faute de valorisation de leur activit&#233; statistiquement peu payante, et les d&#233;lais de traitement pour les proc&#233;dures dans lesquelles le danger est le moins caract&#233;ris&#233; peut parfois prendre jusqu'&#224; plusieurs mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les petites circonscriptions ou les petites brigades, il n'est pas rare qu'il n'y ait pas de services sp&#233;cialis&#233;s mais un seul enqu&#234;teur r&#233;f&#233;rent voire aucun.&lt;br class='autobr' /&gt;
En zone gendarmerie les dossiers de maltraitance n&#233;cessitant une certaine technicit&#233;, notamment ceux de maltraitance de type &#171; b&#233;b&#233; secou&#233; &#187; sont souvent confi&#233;s aux brigades de recherches mais l'immense majorit&#233; des dossiers de violences physiques ou sexuelles est laiss&#233;e &#224; la comp&#233;tence des brigades territoriales qui souffrent, elles aussi, d'un cruel manque d'effectifs et dont les missions de police judiciaires ne sont pas n&#233;cessairement prioritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les grandes disparit&#233;s territoriales en mati&#232;re de ressources m&#233;dico-l&#233;gales viennent ajouter des difficult&#233;s dans le traitement des affaires de maltraitances. Selon les ressorts, les magistrats et les enqu&#234;teurs disposent ou non d'unit&#233; m&#233;dico-judiciaire voire de m&#233;decin l&#233;giste, alors que l'&#233;valuation du type de l&#233;sions observ&#233;es, chez les enfants pour lesquels existent des suspicions de maltraitance, et de leur origine n&#233;cessitent une sp&#233;cialisation en mati&#232;re m&#233;dico-l&#233;gale. De m&#234;me un nombre insuffisant de m&#233;decins sont form&#233;s pour r&#233;aliser des examens de la zone g&#233;nitale et anale des enfants et interpr&#233;ter les r&#233;sultats de leurs constatations.&lt;br class='autobr' /&gt;
La raret&#233; des ressources dans le domaine p&#233;do-psychiatrique ne fait qu'aggraver ces difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des lors, les proc&#233;dures p&#233;nales diligent&#233;es dans une mati&#232;re pourtant fondamentale sont soumises &#224; la quadruple contingence du service d'enqu&#234;te territorialement comp&#233;tent, des effectifs au sein de ce dernier et de la pr&#233;sence au nom d'un enqu&#234;teur sp&#233;cialement habilit&#233;, ainsi que des ressources m&#233;dico-l&#233;gales, alors qu'une enqu&#234;te bien ou mal diligent&#233;e aura un impact profond sur le suivi des enfants en assistance &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;vidence de leur caract&#232;re primordial, la protection de l'enfance et les activit&#233;s judiciaires qui s'y rattachent souffrent d'un trop important d&#233;ficit de valorisation et de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nonobstant la question des moyens allou&#233;s aux diff&#233;rents acteurs qui y contribuent, une simple red&#233;finition des priorisations des activit&#233;s de chacun d'entre eux pourrait rendre au syst&#232;me de la protection de l'enfance un peu de la r&#233;activit&#233; dont elle manque trop souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le r&#233;affirm&#233; du Parquet tant dans le champ civil que p&#233;nal par les lois du 14 mars 2016 et du 18 novembre 2016 ne pourra &#234;tre effectif tant qu'il ne recevra pas le m&#234;me &#233;cho au sein de l'institution judiciaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prison et troubles mentaux : Comment rem&#233;dier aux d&#233;rives du syst&#232;me fran&#231;ais ?</title>
		<link>https://afmjf.fr/Prison-et-troubles-mentaux-Comment</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Prison-et-troubles-mentaux-Comment</guid>
		<dc:date>2010-05-12T17:21:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Rapport d'information du S&#233;nat No 434 du 5 mai 2010 ; par M. Gilbert BARBIER, Mme Christiane DEMONT&#200;S, de la commission des Affaires sociales
&lt;br class='autobr' /&gt;
et MM. Jean-Ren&#233; LECERF et Jean-Pierre MICHEL de la commission des Lois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Acc&#233;der au rapport sur le site du s&#233;nat&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-EPM-et-les-quartier-mineurs-" rel="directory"&gt;Les EPM et les quartier mineurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rapport d'information du S&#233;nat No 434 du 5 mai 2010 ; par M. Gilbert BARBIER, Mme Christiane DEMONT&#200;S, de la commission des Affaires sociales&lt;br class='autobr' /&gt;
et MM. Jean-Ren&#233; LECERF et Jean-Pierre MICHEL de la commission des Lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/rap/r09-434/r09-434_mono.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Acc&#233;der au rapport sur le site du s&#233;nat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_384 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_prison_et_troubles_mentaux.pdf?384/06be59370235f17b96e60ec5f22d6363f0a2201dbe0c428112b2713bd5b2d724' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 156.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://afmjf.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1745409329' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Synth&#232;se
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Synth&#232;se du rapport par l'AFMJF
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;vention du suicide en milieu carc&#233;ral</title>
		<link>https://afmjf.fr/Prevention-du-suicide-en-milieu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Prevention-du-suicide-en-milieu</guid>
		<dc:date>2009-08-19T06:54:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Extraits du rapport ALBRAND concernant la pr&#233;vention du suicide pour les mineurs incarc&#233;r&#233;s (format rtf). &lt;br class='autobr' /&gt;
Rapport de la commission pr&#233;sid&#233;e par le docteur Louis ALBRAND - &lt;br class='autobr' /&gt;
Janvier 2009 - extrait (163 pages sans les annexes) - format rtf non pagin&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Acc&#232;s au rapport complet sur le site du minist&#232;re de la justice.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-EPM-et-les-quartier-mineurs-" rel="directory"&gt;Les EPM et les quartier mineurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/rtf_Extraits_du_rapport_Albrand_concernant_les_mineurs.rtf'&gt;Extraits du rapport ALBRAND concernant la pr&#233;vention du suicide pour les mineurs incarc&#233;r&#233;s (format rtf).&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/rtf_rapport_albrand_prevention_suicide_2009.rtf'&gt;Rapport de la commission pr&#233;sid&#233;e par le docteur Louis ALBRAND - &lt;br class='autobr' /&gt;
Janvier 2009 - extrait (163 pages sans les annexes) - format rtf non pagin&#233;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.justice.gouv.fr/art_pix/rap_albrand_2009.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Acc&#232;s au rapport complet sur le site du minist&#232;re de la justice.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/rtf_rapport_albrand_prevention_suicide_2009.rtf?218/8f6c8368fb993140acd6044352be7aa3d03e13aaec10d1afcce4dbb770b17004" length="756527" type="application/rtf" />
		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/rtf_Extraits_du_rapport_Albrand_concernant_les_mineurs.rtf?219/d8331554722a28001197f1bd3251a35f8089bb405047e66480c1e180fc654bd0" length="42550" type="application/rtf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Critique des EPM par la Ligue des Droits de l'Homme</title>
		<link>https://afmjf.fr/Critique-des-EPM-par-la-Ligue-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Critique-des-EPM-par-la-Ligue-des</guid>
		<dc:date>2008-06-09T19:54:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs, pour quoi faire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'article 37 de la Convention internationale des droits de l'enfant, &#171; nul enfant ne doit &#234;tre priv&#233; de libert&#233; de fa&#231;on ill&#233;gale ou arbitraire : l'arrestation, la d&#233;tention ou l'emprisonnement d'un enfant doit &#234;tre en conformit&#233; avec la loi, n'&#234;tre qu'une mesure de dernier ressort et &#234;tre d'une dur&#233;e aussi br&#232;ve que possible &#187;. Qu'en est-il aujourd'hui en France ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article de Fran&#231;oise Dumont, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-EPM-et-les-quartier-mineurs-" rel="directory"&gt;Les EPM et les quartier mineurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs, pour quoi faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Selon l'article 37 de la Convention internationale des droits de l'enfant, &#171; nul enfant ne doit &#234;tre priv&#233; de libert&#233; de fa&#231;on ill&#233;gale ou arbitraire : l'arrestation, la d&#233;tention ou l'emprisonnement d'un enfant doit &#234;tre en conformit&#233; avec la loi, n'&#234;tre qu'une mesure de dernier ressort et &#234;tre d'une dur&#233;e aussi br&#232;ve que possible &#187;. Qu'en est-il aujourd'hui en France ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article de Fran&#231;oise Dumont, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale adjointe de la LDH, a &#233;t&#233; publi&#233; dans le N&#176; 138 - avril / mai / juin 2007 - de la revue Hommes &amp; Libert&#233;s [1].&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;jouissons-nous : en mati&#232;re de d&#233;tention, la France, o&#249; la Convention est entr&#233;e en vigueur en 1990, respecte plut&#244;t bien cet article. Il y a effectivement relativement peu de mineurs incarc&#233;r&#233;s et, quand ils le sont, leur incarc&#233;ration est de courte dur&#233;e. Depuis maintenant plusieurs ann&#233;es, le taux d'incarc&#233;ration des mineurs tourne autour de 700. A titre d'exemple, il y avait au 1er janvier 1999, 714 mineurs en prison, et 721 mineurs &#233;taient incarc&#233;r&#233;s au 1er mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la dur&#233;e moyenne de la d&#233;tention, elle est proche de six mois pour les mineurs. Il faut dire aussi que, contrairement &#224; ce que le ministre de l'Int&#233;rieur de l'&#233;poque, aujourd'hui pr&#233;sident de la R&#233;publique, a toujours affirm&#233;, les actes commis par les mineurs ne sont dans leur grande majorit&#233;, ni tr&#232;s graves, ni plus graves qu'auparavant. Ainsi, en 2005, le total des homicides (coups mortels, viols, vols &#224; main arm&#233;e et vols avec violence, autrement dit tout ce que l'on peut consid&#233;rer comme relevant &#224; juste titre de l'incarc&#233;ration) ne repr&#233;sentait que 4,6 % de la d&#233;linquance totale des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statistiques des condamnations prononc&#233;es par les cours d'assises en France sont d'ailleurs un excellent indicateur de l'&#233;volution de la gravit&#233; des actes de d&#233;linquance des mineurs. Celles-ci t&#233;moignent d'un accroissement important du nombre de condamnations criminelles jusqu'en 1999, mais depuis, en six ans, leur nombre semble s'&#234;tre stabilis&#233; dans une fourchette de 560 &#224; 630 par an. Evidemment, il ne s'agit pas de nier une r&#233;alit&#233; qui est pr&#233;occupante mais, en m&#234;me temps, nous refusons que cette r&#233;alit&#233; soit sans cesse occult&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les mineurs condamn&#233;s &#224; des peines de prison sont incarc&#233;r&#233;s dans les quartiers pour mineurs des maisons d'arr&#234;t. Ces quartiers peuvent accueillir 1 073 jeunes et, compte tenu du taux d'incarc&#233;ration cit&#233; pr&#233;c&#233;demment, ils sont donc loin de &#171; faire le plein &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, et au moment o&#249; l'on nous d&#233;montre tous les jours qu'il faut faire des &#233;conomies (sur l'&#233;cole, en ne rempla&#231;ant pas les d&#233;parts en retraite ; sur la sant&#233;, en cr&#233;ant une franchise, etc.), on peut l&#233;gitimement s'interroger sur la n&#233;cessit&#233; de construire sept nouveaux &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs (EPM), sans pour autant pr&#233;voir la fermeture ou l'indispensable am&#233;lioration des actuels quartiers pour mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier de ces &#233;tablissements a &#233;t&#233; inaugur&#233; en mars dernier par Pascal Cl&#233;ment, le pr&#233;c&#233;dent garde des Sceaux. Il se trouve &#224; Meyzieu, dans le Rh&#244;ne. Les six autres sont pr&#233;vus &#224; Chaconin pr&#232;s de Meaux, &#224; Marseille, &#224; Orvault pr&#232;s de Nantes, &#224; Porcheville pr&#232;s de Mantes-la-Jolie, &#224; Qu&#233;vrechain pr&#232;s de Valenciennes et &#224; Lavaur dans le Tarn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Des prisons sp&#233;cifiques pour mineurs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque EPM pourra accueillir 60 jeunes, r&#233;partis en &#171; unit&#233;s de vie &#187;' de 10 mineurs au maximum, et la prise en charge des jeunes d&#233;tenus se fera par un bin&#244;me &#233;ducateur-surveillant. Des activit&#233;s scolaires seront assur&#233;es par des personnels issus de l'Education nationale, avec un objectif de vingt heures hebdomadaires d'enseignement. La construction des sept &#233;tablissements devrait co&#251;ter 90 millions d'euros, une quarantaine de personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) travailleront dans chacune de ces structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, en l'espace de deux ans, une dizaine de foyers &#233;ducatifs ont &#233;t&#233; ferm&#233;s &#224; la PJJ et d'autres fermetures sont en pr&#233;vision. Les listes d'attente sont monnaie courante dans les services de milieu ouvert. Pour donner un ordre de grandeur, la construction d'un seul EPM &#233;quivaut &#224; 6 foyers &#233;ducatifs de 10 places chacun ou &#224; 8 services d'insertion professionnelle (soit la prise en charge de 250 mineurs) ou bien encore &#224; 10 services de milieu ouvert (soit 1 500 jeunes suivis). La construction de ces EPM a &#233;t&#233; pr&#233;vue par la loi Perben 1 de septembre 2002. Elle fait partie d'un ensemble de mesures qui, avec la loi Perben 2 et la loi dite de pr&#233;vention de la d&#233;linquance, durcissent consid&#233;rablement la justice des mineurs. Elle s'inscrit dans le discours r&#233;current sur le laxisme de celle-ci, sur l'impunit&#233; dont les jeunes d&#233;linquants b&#233;n&#233;ficieraient, sur la n&#233;cessit&#233; de barrer la route &#224; la &#171; barbarie &#187; qui guette la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise si elle continue &#224; excuser la violence des mineurs (cf. la conf&#233;rence de presse de Nicolas Sarkozy du 11 janvier 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la mise en place de la proc&#233;dure du jugement &#171; &#224; d&#233;lai rapproch&#233; &#187;, remplac&#233;e en 2007 par &#171; la pr&#233;sentation imm&#233;diate &#187;, entre la possibilit&#233; de prononcer des &#171; sanctions &#233;ducatives &#187; d&#232;s l'&#226;ge de 10 ans et l'&#233;largissement des possibilit&#233;s de placement sous contr&#244;le judiciaire ou de d&#233;tention provisoire d&#232;s 13 ans, les exemples de la volont&#233; d'aligner la justice des mineurs sur le droit commun des majeurs ne manquent pas. Durcissement qui, bien entendu, vise toujours &#224; remettre en cause l'ordonnance de 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il ne s'en prend pas &#224; tel ou tel juge des enfants, le discours sur la n&#233;cessit&#233; de modifier la l&#233;gislation et notamment l'&#226;ge de la majorit&#233; p&#233;nale, s'appuie aussi sur l'id&#233;e que les &#171; mineurs d'aujourd'hui &#187; sont plus dangereux que les &#171; mineurs d'autrefois &#187;, essentiellement parce qu'ils sont plus grands. Devait-on &#234;tre plus indulgents avec les Saute-aux-pattes de la Glaci&#232;re, les Chevaliers du sac, les Demi-Siphons de Menilmuche, autant de bandes qui d&#233;frayaient la chronique en 1908, uniquement parce que, vraisemblablement, ces jeunes &#233;taient un peu plus petits que certains des actuels mineurs d&#233;linquants ? A moins que, &#224; l'heure du minist&#232;re de l'Immigration et de l'Identit&#233; nationale, la dangerosit&#233; soit aussi li&#233;e au degr&#233; de pigmentation de la peau&#8230; On a du mal &#224; croire que le l&#233;gislateur puisse s&#233;rieusement imaginer que l'on devienne majeur sous l'effet de sa taille et qu'il oublie que, pr&#233;cis&#233;ment, l'obligation de vivre dans un grand corps est parfois, pour le jeune, source de mal-&#234;tre. Depuis quand mesure-t-on la maturit&#233;, donc la responsabilit&#233;, au nombre de centim&#232;tres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il faut aussi rappeler que la justice fran&#231;aise, compar&#233;e &#224; celle d'autres pays europ&#233;ens, n'est pas particuli&#232;rement laxiste. Il n'existe aujourd'hui aucune impunit&#233; syst&#233;matique en dessous de 13 ans. Tout mineur dou&#233; de discernement peut, d'ores et d&#233;j&#224;, &#234;tre d&#233;clar&#233; coupable d'infraction p&#233;nale. En France, cet &#226;ge du discernement est habituellement fix&#233;, selon la jurisprudence, aux environs de 7 ans. Dans d'autres pays, il est plut&#244;t autour de 14 ans : 10 ans en Angleterre, 14 ans en Italie ou en Espagne. En France encore, de tr&#232;s lourdes sanctions peuvent &#234;tre prononc&#233;es d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans puisque, &#224; cet &#226;ge-l&#224;, une peine de 20 ans de r&#233;clusion peut &#234;tre inflig&#233;e. L'att&#233;nuation de la peine li&#233;e &#224; la minorit&#233;, telle que pr&#233;vue par l'ordonnance de 1945, n'est pas non plus automatique. Ainsi, en avril 2007, la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rh&#244;ne vient de condamner &#224; 23 ans de r&#233;clusion deux mineurs accus&#233;s d'avoir tu&#233; &#224; coups de pierre une jeune femme de 23 ans. Quant &#224; Patrick Dils, condamn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233; puis &#224; 25 ans de r&#233;clusion, avant d'&#234;tre acquitt&#233; en avril 2002, il s'&#233;tait vu refuser l'excuse de minorit&#233; alors qu'il avait 16 ans &#224; l'&#233;poque o&#249; il &#233;tait cens&#233; avoir commis les faits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Les EPM : une imposture !&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire le choix des EPM, c'est d'abord faire un choix budg&#233;taire lourd. Comme c'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas pour les centres &#233;ducatifs ferm&#233;s. Pour promouvoir ces &#233;tablissements, l'ancien ministre de l'Int&#233;rieur a fait croire &#224; l'opinion publique que, jusqu'alors, les mineurs n'&#233;taient pas s&#233;par&#233;s des majeurs alors que les quartiers pour mineurs existent dans toutes les maisons d'arr&#234;t. Seules les jeunes filles sont encore incarc&#233;r&#233;es avec les femmes adultes. Il est peu vraisemblable que ces sept &#233;tablissements soient enti&#232;rement destin&#233;s &#224; ces quelques jeunes filles, d'autant que leur sort n'a jamais v&#233;ritablement int&#233;ress&#233; les politiques. De m&#234;me, si l'objectif r&#233;el avait &#233;t&#233; l'am&#233;lioration des conditions de d&#233;tention, d&#233;nonc&#233;es depuis de nombreuses ann&#233;es par les professionnels et les associations, pourquoi ne pas avoir octroy&#233; autant de moyens pour l'am&#233;lioration des quartiers mineurs existants, tant sur le plan humain que mat&#233;riel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse &#224; ces questions r&#233;side sans doute dans les propos tenus par le ministre de la Justice de l'&#233;poque lorsqu'il d&#233;finissait ces prisons comme des murs entourant une salle de classe ! Au-del&#224; de ces propos qui se veulent rassurants pour les EPM mais inqui&#233;tants pour l'&#233;cole, on voit bien qu'il y a l&#224; la volont&#233; de banaliser l'incarc&#233;ration, comme s'il n'y avait pas dans toute incarc&#233;ration risque de d&#233;socialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas &#233;galement prendre en compte le fait que, pour beaucoup de ces jeunes, la d&#233;tention dans des lieux souvent &#233;loign&#233;s de toute agglom&#233;ration signifiera absence de visites, rupture avec une famille qui ne pourra assumer les frais de d&#233;placements r&#233;guliers ? Comment pourront &#234;tre organis&#233;es des rencontres r&#233;guli&#232;res avec les familles, telles que le cahier des charges des EPM le pr&#233;voit ? Par ailleurs, l'histoire de la d&#233;linquance des mineurs et des modalit&#233;s de sa prise en charge a montr&#233; que la concentration dans un m&#234;me &#233;tablissement d'un grand nombre de jeunes en difficult&#233; a toujours &#233;t&#233; vou&#233;e &#224; l'&#233;chec. Depuis le xixe si&#232;cle, les prisons pour enfants ont toujours exist&#233;, qu'on les appelle maisons de correction, d'&#233;ducation surveill&#233;e ou colonies p&#233;nitentiaires. Les derni&#232;res d'entre elles ont ferm&#233; dans les ann&#233;es 1970 en raison de leur &#233;chec sur le plan &#233;ducatif et de la violence qui y r&#233;gnait toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au-del&#224; de ce choix budg&#233;taire, il y a bien s&#251;r un choix de soci&#233;t&#233;. L'ampleur du programme EPM est sans aucun doute li&#233; au projet d'augmentation de l'incarc&#233;ration des mineurs, soit en mati&#232;re de d&#233;tention provisoire (peut-&#234;tre m&#234;me en mati&#232;re correctionnelle), soit comme sanction pour des d&#233;lits relativement mineurs. Elle illustre ce &#171; recours compulsif &#224; la prison &#187;, d&#233;crit par Serge Portelli dans son ouvrage Nicolas Sarkozy : une R&#233;publique sous haute surveillance [2], ouvrage dans lequel ce magistrat montre bien combien toutes les lois vot&#233;es depuis 2002 ont cr&#233;&#233; de nouveaux d&#233;lits passibles d'incarc&#233;ration. Le r&#233;sultat, on le conna&#238;t : une inflation sans pr&#233;c&#233;dent de la population carc&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de se lancer dans la construction des EPM, on aurait aim&#233; un minimum de r&#233;flexion objective sur l'efficacit&#233; de la prison, pour les mineurs comme pour les majeurs. On aurait aussi aim&#233; que soit mieux entendue la parole des magistrats pour la jeunesse ainsi que celle des &#233;ducateurs. Que demandent-ils dans leur grande majorit&#233; ? La suppression de toute r&#233;ponse p&#233;nale ? S&#251;rement pas. Plus de possibilit&#233; d'incarc&#233;ration ? Certainement pas non plus, car il y a aujourd'hui plus de places en prison que de places dans les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s ou dans les centres de placement d'urgence. Ce qu'ils demandent, c'est bien s&#251;r une meilleure pr&#233;vention, mais aussi une palette de possibilit&#233;s effectives de r&#233;ponses, plus de personnels au tribunal mais aussi au sein des services sociaux, la r&#233;habilitation et le d&#233;veloppement des peines alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;veloppant l'incarc&#233;ration, on satisfera la demande de r&#233;ponses imm&#233;diatement visibles, celles qui correspondent bien &#224; l'id&#233;ologie de la &#171; tol&#233;rance z&#233;ro &#187;, martel&#233;e en continu par Nicolas Sarkozy, grand admirateur de l'ancien maire de New York. Se demande-t-il si un plus grand nombre de prisons apporterait vraiment plus de paix dans la cit&#233; ? En tout cas, les deux millions de d&#233;tenus n'ont pas fait des Etats-Unis un pays plus s&#251;r. D'ailleurs, c'est dans les pays et lors des p&#233;riodes o&#249; les peines sont les plus cruelles que la criminalit&#233; est la plus d&#233;velopp&#233;e. En fait, ce qui compte, c'est l'affichage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En augmentant le nombre de mineurs incarc&#233;r&#233;s, la France va prendre beaucoup de libert&#233;s avec les pr&#233;conisations de l'article 37 de la Convention internationale des droits de l'enfant. A nous de le faire savoir et de le combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fran&#231;oise Dumont - date de publication : mercredi 1er ao&#251;t 2007&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt;
[1] Hommes &amp; Libert&#233;s, revue de la LDH : pour consulter les num&#233;ros pr&#233;c&#233;dents, pour s'abonner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Serge Portelli, Nicolas Sarkozy : une R&#233;publique sous haute surveillance, L'Harmattan, mai 2007, 198 pages, 19 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2186&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Site de la Ligue des Droits de l'Homme - Toulon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs (EPM)</title>
		<link>https://afmjf.fr/Etablissements-penitentiaires-pour</link>
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		<dc:date>2008-06-08T19:28:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Documentation de l'Agence de ma&#238;trise d'ouvrage des travaux du minist&#232;re de la justice : &lt;br class='autobr' /&gt;
- pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale des EPM (septembre 2005) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; pr&#233;sentations des EPM de : Rh&#244;ne (Meyzieu) - mars 2007 / Lavaur (Toulouse) - avril 2007 / Qui&#233;vrechain (Valenciennes) - mai 2007 / Marseille - juillet 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
Site de l'Agence de ma&#238;trise d'ouvrage des travaux du minist&#232;re de la justice&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-EPM-et-les-quartier-mineurs-" rel="directory"&gt;Les EPM et les quartier mineurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Documentation de l'Agence de ma&#238;trise d'ouvrage des travaux du minist&#232;re de la justice :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_dossier_EPM_gal_septembre_2005.pdf'&gt;- pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale des EPM (septembre 2005)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pr&#233;sentations des EPM de : &lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_Dossier_de_presse_EPM_Rhone.pdf'&gt;Rh&#244;ne (Meyzieu) - mars 2007&lt;/a&gt; / &lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_EPM_de_Lavaur_avril_07.pdf'&gt;Lavaur (Toulouse) - avril 2007&lt;/a&gt; / &lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_Dossier_EPM_Quievrechain_internet.pdf'&gt;Qui&#233;vrechain (Valenciennes) - mai 2007&lt;/a&gt; / &lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_EPM_Marseille_juillet_07.pdf'&gt;Marseille - juillet 2007&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.amotmj.justice.fr/article.php3?id_article=69&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Site de l'Agence de ma&#238;trise d'ouvrage des travaux du minist&#232;re de la justice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Centre &#233;ducatif renforc&#233; de Moselle</title>
		<link>https://afmjf.fr/Centre-educatif-renforce-de</link>
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		<dc:date>2008-06-08T09:25:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation du fonctionnement d'un CER &#224; travers l'exemple du CER de Moselle&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-placements-" rel="directory"&gt;Les placements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation du fonctionnement d'un CER &#224; travers l'exemple du CER de Moselle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf_Centre_Educatif_Renforce_Moselle.pdf?170/050722d29e892235e11be6d7a86ee72d770100e2218eecd7c6fa5d81376e06bd" length="102613" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rapport de la d&#233;fenseure des enfants sur les CEF</title>
		<link>https://afmjf.fr/Centres-educatifs-fermes,215</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Centres-educatifs-fermes,215</guid>
		<dc:date>2008-06-08T09:08:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La D&#233;fenseure des enfants, Dominique Versini, rend un rapport sur les &#171; Enfants d&#233;linquants pris en charge dans les Centres &#233;ducatifs ferm&#233;s :
&lt;br class='autobr' /&gt;
33 propositions pour am&#233;liorer le dispositif &#187; ; Juin 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sentation du rapport. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire le rapport. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les centres ferm&#233;s pour mineurs d&#233;linquants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les ambigu&#239;t&#233;s d'un projet. Sylvie Perdriolle, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse. Novembre 2003&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Les-placements-" rel="directory"&gt;Les placements&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La D&#233;fenseure des enfants, Dominique Versini, rend un rapport sur les &#171; Enfants d&#233;linquants pris en charge dans les Centres &#233;ducatifs ferm&#233;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
33 propositions pour am&#233;liorer le dispositif &#187; ; Juin 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_Presentation_rapport_CEF-HD.pdf'&gt;Pr&#233;sentation du rapport.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_CEF_-_HD_-_juin_2010.pdf'&gt;Lire le rapport.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les centres ferm&#233;s pour mineurs d&#233;linquants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf_ETU_995_0463sylvie_perdriolle_EPM.pdf'&gt;Les ambigu&#239;t&#233;s d'un projet. Sylvie Perdriolle, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse. Novembre 2003&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf_ETU_995_0463sylvie_perdriolle_EPM.pdf?169/c4556ae201c29f18f2ce5d6992a46b57ac0952f055bc1646f461e13290179c16" length="334151" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf_CEF_-_HD_-_juin_2010.pdf?388/b8ba2d884d1b63c1a940537e00723d415787e63fc425f3ee33203e6a836ba4b0" length="1006420" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf_Presentation_rapport_CEF-HD.pdf?389/6e5e73d9335af223755991acbbebe2bf7737c3ee99085fb1b5c017a5fe7a650c" length="108032" type="application/pdf" />
		

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