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	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
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		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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		<title>Loi du 10 ao&#251;t 2007 contre la r&#233;cidive des mineurs : inutile, r&#233;gressive et inadapt&#233;e.</title>
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		<dc:date>2009-03-16T09:31:40Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;La loi du 10 ao&#251;t 2007 destin&#233;e &#224; lutter contre la r&#233;cidive des mineurs est inutile, r&#233;gressive et inadapt&#233;e au but poursuivi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle urgence y avait-t-il pour que le premier projet de loi vot&#233;e par le Parlement traite du &#8220;Renforcement de la lutte contre la r&#233;cidive des majeurs et des mineurs et devienne la loi du 10 ao&#251;t 2007&#034; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Quatre autres lois avaient &#233;t&#233; vot&#233;es au cours des cinq ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes qui avaient toutes renforc&#233; la l&#233;gislation p&#233;nale y compris celle du 5 mars 2007 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://afmjf.fr/-Reactions-et-analyses-" rel="directory"&gt;R&#233;actions et analyses&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi du 10 ao&#251;t 2007&lt;br class='autobr' /&gt;
destin&#233;e &#224; lutter contre la r&#233;cidive des mineurs &lt;br class='autobr' /&gt;
est inutile, r&#233;gressive et inadapt&#233;e au but poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle urgence y avait-t-il pour que le premier projet de loi vot&#233;e par le Parlement traite du &#8220;Renforcement de la lutte contre la r&#233;cidive des majeurs et des mineurs et devienne la loi du 10 ao&#251;t 2007&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre autres lois avaient &#233;t&#233; vot&#233;es au cours des cinq ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes qui avaient toutes renforc&#233; la l&#233;gislation p&#233;nale y compris celle du 5 mars 2007 sur la &#8220;pr&#233;vention de la d&#233;linquance&#8221; traitant de la r&#233;cidive et dont aucune &#233;valuation n'avait pu encore, &#224; l'&#233;vidence, &#234;tre pratiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi destin&#233;e &#224; renforcer la lutte contre la r&#233;cidive, notamment des mineurs, est inutile, r&#233;gressive par rapport &#224; nos engagements internationaux et inadapt&#233;e au but poursuivi en se cantonnant &#224; des aspects purement r&#233;pressifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un texte inutile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour justifier la possibilit&#233; de traiter un mineur de seize ans comme un adulte il a &#233;t&#233; avanc&#233; que du point de vue d'une personne victime d'une infraction il n'y avait pas de diff&#233;rence que celle-ci ait &#233;t&#233; commise par un mineur de 16 ans ou un majeur de 19 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cet argument para&#238;t aller de soit, il n'a qu'une apparence de pertinence au regard de notre syst&#232;me juridique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce qui importe &#224; la victime est que son pr&#233;judice soit int&#233;gralement r&#233;par&#233; m&#234;me s'il est caus&#233; par un mineur. Il le sera, car il n'existe aucune &#8220;excuse att&#233;nuante du pr&#233;judice&#8221; qui ne r&#233;parerait qu'&#224; moiti&#233; un dommage dont un mineur serait reconnu responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; De plus, ne vouloir consid&#233;rer que les cons&#233;quences sur la victime pour sanctionner l'auteur conduirait, en extrapolant le raisonnement, &#224; supprimer tout statut p&#233;nal sp&#233;cifique pour les mineurs et &#224; les punir comme des adultes sans limite d'&#226;ge inf&#233;rieure,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin, il convient de rappeler qu'en cas d'infraction p&#233;nale si la plus grande attention doit &#234;tre port&#233;e &#224; la victime avant, pendant et apr&#232;s le proc&#232;s, elle n'est toutefois que partie civile lors des poursuites engag&#233;es par le Procureur de la R&#233;publique. Il n'appartient en effet qu'au Minist&#232;re public de soutenir l'action p&#233;nale au nom de la loi et &#224; la juridiction de suivre les prescriptions du Code p&#233;nal tel qu'il r&#233;sulte de la loi du 12 d&#233;cembre 2005 : &#8220;La nature, le quantum et le r&#233;gime des peines prononc&#233;es sont fix&#233;es de mani&#232;re &#224; concilier la protection effective de la soci&#233;t&#233;, la sanction du condamn&#233; et les int&#233;r&#234;ts de la victime avec la n&#233;cessit&#233; de favoriser l'insertion ou la r&#233;insertion du condamn&#233; et de pr&#233;venir la commission de nouvelles infractions&#8221; (article 132-24 &#167; 2 du Code p&#233;nal) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi fait &#233;tat d'une plus grande pr&#233;cocit&#233; de la d&#233;linquance et d'un accroissement de la part d'infractions violentes commises par des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie t-il que la l&#233;gislation concernant les mineurs d&#233;linquants &#233;tait inadapt&#233;e pour y r&#233;pondre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela justifie-t-il qu'il faille les punir comme des adultes d&#232;s l'&#226;ge de seize ans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi pr&#233;voit que les mineurs de plus de seize ans en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale commettant des crimes et des d&#233;lits de violence sur des personnes peuvent voir l'att&#233;nuation de peine &#233;cart&#233;e par la Cour d'assises des mineurs ou le tribunal pour enfants. Cette derni&#232;re juridiction devant la motiver sp&#233;cialement, sauf en cas de r&#233;cidive l&#233;gale pour les faits de violences volontaires, d&#233;lit d'agressions sexuelles, d&#233;lit commis avec la circonstance aggravante de violences. En cas de nouvelle r&#233;cidive l'att&#233;nuation de peine est &#233;cart&#233;e de plein droit et ne peut &#234;tre r&#233;tablie que par d&#233;cision de la Cour d'assises des mineurs ou par &#8220;d&#233;cision sp&#233;cialement motiv&#233;e&#8221; du tribunal pour enfants. Dans cette hypoth&#232;se la r&#232;gle est invers&#233;e et le mineur trait&#233; d'embl&#233;e comme un adulte sauf exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la l&#233;gislation p&#233;nale concernant les mineurs d&#233;linquants fond&#233;e sur l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 privil&#233;gie les r&#233;ponses &#233;ducatives aux infractions, elle pr&#233;voit n&#233;anmoins, &#8220;lorsque les circonstances et la personnalit&#233; des mineurs l'exigent&#8221;, qu'une peine soit prononc&#233;e &#224; l'encontre des mineurs d&#232;s l'&#226;ge de treize ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation ant&#233;rieure &#224; la loi du 10 ao&#251;t 2007 pr&#233;voyait d&#233;j&#224; que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un enfant de treize ans pouvait &#234;tre condamn&#233;, en tenant compte de l'att&#233;nuation de sa responsabilit&#233; p&#233;nale, jusqu'&#224; une peine de vingt ans de r&#233;clusion criminelle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le mineur qui agissait en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale voyait sa peine encourue doubl&#233;e,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la diminution de peine pouvait &#234;tre &#233;cart&#233;e &#224; l'&#233;gard d'un mineur &#226;g&#233; de plus de seize ans selon la r&#233;forme de la loi du 5 mars 2007 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Soit compte tenu des circonstances de l'esp&#232;ce et de la personnalit&#233; du mineur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Soit parce que les faits constituaient une atteinte volontaire &#224; la vie ou &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou psychique de la personne et qu'ils avaient &#233;t&#233; commis en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision n'avait pas lieu d'&#234;tre sp&#233;cialement motiv&#233;e par le tribunal pour enfant si elle &#233;tait justifi&#233;e par l'&#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que l'excuse att&#233;nuante n'est pas souvent &#233;cart&#233;e, compte tenu du large arsenal r&#233;pressif d&#233;j&#224; existant. Par exemple, peu de temps avant, la loi du 10 ao&#251;t 2007, la Cour d'assises des mineurs de Bobigny dans une affaire impliquant des majeurs et les mineurs a, sans &#233;carter l'excuse att&#233;nuante de minorit&#233;, condamn&#233; &#224; la m&#234;me peine de prison les majeurs et les mineurs en tenant compte pour ces derniers des circonstances de l'esp&#232;ce et de leur personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette excuse att&#233;nuante &#233;tait toutefois &#233;cart&#233;e dans certaines affaires en allant m&#234;me, sous le septennat du Pr&#233;sident Giscard d'Estaing, jusqu'&#224; la condamnation &#224; mort d'un mineur par une Cour d'assises des mineurs, celui-ci ayant toutefois &#233;t&#233; graci&#233; par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois avant la loi du 10 ao&#251;t 2007, la Cour d'assises des mineurs de Pontoise a &#233;cart&#233; l'excuse att&#233;nuante dans une affaire de viol collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsque l'option p&#233;nale &#233;tait choisie par la juridiction, la loi ant&#233;rieure au 10 ao&#251;t 2007, donnait d&#233;j&#224; la possibilit&#233; l&#233;gale de condamner s&#233;v&#232;rement &#224; une peine de prison tout mineur d&#232;s l'&#226;ge de treize ans et comme un adulte d&#232;s l'&#226;ge de seize ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, quelle utilit&#233; y-avait-t-il de vouloir encore durcir l'arsenal r&#233;pressif existant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un sondage effectu&#233; aupr&#232;s de quelques juridictions pour mineurs il semble qu'au cours de la premi&#232;re ann&#233;e d'ex&#233;cution de la nouvelle loi, les pratiques aient &#233;t&#233; assez disparates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;quisitions tendant &#224; l'application de la &#8220;peine plancher&#8221; ont &#233;t&#233; prises un certain nombre de fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si certains tribunaux l'ont &#233;cart&#233;e, d'autres l'ont appliqu&#233;e &#224; quelques rares reprises. En g&#233;n&#233;ral lorsque le parquet a soulev&#233; la r&#233;cidive la juridiction en a tenu compte dans la qualification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par une circulaire du 8 octobre 2007 adress&#233;e aux parquets g&#233;n&#233;raux, la Direction des Affaires Criminelles et des Gr&#226;ces a annonc&#233; la mise en oeuvre par la Chancellerie d'un dispositif de collecte statistique informatis&#233;e pour suivre les condamnations prononc&#233;es en application de la loi du 10 ao&#251;t 2007. Celle-ci doit donc &#234;tre en mesure de rendre compte de mani&#232;re chiffr&#233;e de l'ex&#233;cution de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un texte r&#233;gressif par rapport &#224; nos engagements internationaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Poser comme principe, que, dans les conditions pr&#233;vues par la loi du 10 ao&#251;t 2007, un &lt;br class='autobr' /&gt;
adolescent de seize ans, f&#251;t-il multi-r&#233;cidiviste, puisse encourir les m&#234;mes peines qu'un &lt;br class='autobr' /&gt;
adulte, y compris donc la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233; est, &#224; mon sens, contraire &#224; nos engagements internationaux et notamment &#224; la Convention Internationale des Droits de l'Enfant ratifi&#233;e par la France qui demande en son article 37-a que les Etats parties veillent &#224; ce que nul enfant &#226;g&#233; de moins de dix huit ans ne soit soumis, notamment, &#224; &#8220;l'emprisonnement &#224; vie sans possibilit&#233; de lib&#233;ration&#8221; ce qui pourrait &#234;tre le cas lors du prononc&#233; du verdict par une Cour d'assises des mineurs, m&#234;me si des am&#233;nagements de peine sont susceptibles d'intervenir de mani&#232;re hypoth&#233;tique &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, en donnant la possibilit&#233;, de principe, d'abaisser, de fait, dans certains cas, la majorit&#233; p&#233;nale &#224; seize ans, alors qu'il y a un si&#232;cle la loi du 12 avril 1906 avait port&#233; celle-ci &#224; dix-huit ans, la France a marqu&#233; une r&#233;gression grave au regard de notre tradition r&#233;publicaine et, particuli&#232;rement des Recommandations du Conseil de l'Europe (Recommandations du Conseil de l'Europe n&#176;(87)20 ; n&#176;R(88) 6 ; Rec (2000) 20 ; Rec (2003) 20) adopt&#233;es par le Comit&#233; des Ministres qui demandent aux Etats membres de s'en inspirer dans l'&#233;laboration de leurs l&#233;gislations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, plusieurs Recommandations pr&#233;voient, notamment, que non seulement le traitement des jeunes d&#233;linquants doit diff&#233;rer de celui des adultes en raison de leurs &#8220;besoins &#233;ducatifs et sociaux sp&#233;cifiques&#8221; mais qu'encore &#8220;les jeunes adultes d&#233;linquants devraient b&#233;n&#233;ficier de certaines r&#233;ponses comparables &#224; celles adapt&#233;es aux d&#233;linquants mineurs&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 11 de la Recommandation [REC (2003) 20] &lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;conise que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Pour tenir compte de l'allongement de la p&#233;riode de transition vers l'&#226;ge adulte, il devrait &#234;tre possible que les jeunes adultes de moins de 21 ans soient trait&#233;s d'une mani&#232;re comparable &#224; celle des adolescents et qu'ils fassent l'objet des m&#234;mes interventions, si le juge estime qu'ils ne sont pas aussi m&#251;rs et responsables de leurs actes que de v&#233;ritable adultes&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs Etats comme l'Allemagne, l'Autriche, les Pays Bas, l'Espagne, le Portugal, la Slov&#233;nie, la Croatie, la Lituanie ont pr&#233;vu qu'&#224; l'&#233;gard des jeunes adultes de moins de 21 ans ceux-ci puissent faire l'objet, le cas &#233;ch&#233;ant, du m&#234;me type de sanctions que les mineurs compte tenu de leur d&#233;veloppement moral et mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la nouvelle loi, inutile au regard des dispositions l&#233;gales d&#233;j&#224; suffisantes, se heurte, en l'&#233;tat, &#224; nos engagements internationaux et va &#224; contre courant des Recommandations du Conseil de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un texte purement r&#233;pressif inadapt&#233; au but poursuivi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En se limitant &#224; un renforcement de la r&#233;pression cette loi manque largement son but de lutte contre la r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les nombreuses r&#233;formes l&#233;gislatives des derni&#232;res ann&#233;es ont toutes eu pour objectif d'acc&#233;l&#233;rer le cours de la proc&#233;dure pour faire compara&#238;tre rapidement le mineur au palais de justice apr&#232;s une infraction, ce qui, en soi, n'est pas critiquable. Si, &lt;br class='autobr' /&gt;
fort heureusement, la grande majorit&#233; des mineurs ne r&#233;cidive pas apr&#232;s un simple passage devant l'autorit&#233; judiciaire , il n'en demeure pas moins que, dans de trop nombreux cas, la mesure &#233;ducative ordonn&#233;e en d&#233;but de proc&#233;dure ou lors du jugement &lt;br class='autobr' /&gt;
n'est effectivement mise en oeuvre que plusieurs mois apr&#232;s le passage dans le cabinet &lt;br class='autobr' /&gt;
du juge des enfants ou devant le tribunal pour enfants en raison de la saturation des services &#233;ducatifs. Le d&#233;calage entre la prise de d&#233;cision et son ex&#233;cution est un facteur &lt;br class='autobr' /&gt;
primordial pour expliquer la r&#233;it&#233;ration ou la r&#233;cidive des mineurs. Il faut, en priorit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
absolue, r&#233;duire, voire supprimer, tout d&#233;lai afin d'&#233;viter de donner au mineur la sensation fallacieuse d'impunit&#233; apr&#232;s sa comparution au palais de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable lutte contre la r&#233;cidive implique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En premier lieu, que soient mis en place les moyens humains et mat&#233;riels n&#233;cessaires pour que les diff&#233;rentes mesures &#233;ducatives, en milieu ouvert, ou de placements, puissent &#234;tre ex&#233;cut&#233;es le plus rapidement possible apr&#232;s leur prononc&#233; et jouent leur r&#244;le essentiel de pr&#233;vention de la r&#233;cidive en incluant l'int&#233;ress&#233; dans un projet personnel motivant pour mettre fin &#224; sa &#8220;carri&#232;re d&#233;linquante&#8221; m&#234;me si, pendant un temps, il a pu &#234;tre n&#233;cessaire de contenir un mineur difficile pour l'emp&#234;cher de nuire aux autres et finalement &#224; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence d'augmentation des moyens &#233;ducatifs pour la prise en charge effective et rapide en r&#233;ponse &#224; l'acte commis par un mineur permet de consid&#233;rer que le seul durcissement des condamnations p&#233;nales n'a pas une influence r&#233;elle sur la r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En second lieu, d&#233;passant les cas individuels, le succ&#232;s de cette lutte n&#233;cessite la mise en oeuvre d'une v&#233;ritable politique publique volontaire destin&#233;e &#224; combattre les causes de la d&#233;linquance en mobilisant d'autres acteurs en amont et en aval de l'intervention judiciaire qui n'est que le r&#233;ceptacle des dysfonctionnements de notre soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'appel r&#233;current &#224; la r&#233;alisation d'un nouveau &#8220;Plan MARSHALL&#8221; pour les quartiers dits &#8220;sensibles&#8221; se limite &#224; la construction de murs de prisons, il est &#224; craindre que ne serait r&#233;alis&#233; alors qu'un &#8220;Plan marche &#224; l'ombre&#8221; facteur de tous les dangers futurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La priorit&#233; donn&#233;e &#224; la seule r&#233;pression marque un triste constat d'&#233;chec et d'impuissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suicide r&#233;cent d'un mineur &#224; la maison d'arr&#234;t de METZ en est une illustration tragique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il convient de responsabiliser et sanctionner, si n&#233;cessaire, ceux qui enfreignent la loi, il faut toujours avoir &#224; l'esprit que tout homme est amendable et, a fortiori, tout enfant &#233;ducable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'au prix d'une r&#233;flexion suivie d'une action sur la situation des mineurs et jeunes majeurs d'aujourd'hui, qui sont notre avenir, que l'on pourra orienter de fa&#231;on positive l'&#233;nergie de notre jeunesse au plus grand b&#233;n&#233;fice de la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre 2008,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel PICAL, Pr&#233;sident de la chambre de la famille, &#224; la Cour d'appel de Versailles,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Membre du comit&#233; directeur de l'Association fran&#231;aise des magistrats de la jeunesse et de la famille,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Repr&#233;sentant de l'Association Internationale des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille aupr&#232;s du Conseil de l'Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dossier l&#233;gislatif et d&#233;cision du conseil constitutionnel</title>
		<link>https://afmjf.fr/Dossier-legislatif-et-decision-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Dossier-legislatif-et-decision-du</guid>
		<dc:date>2007-08-10T07:33:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Acc&#233;der &#224; la loi, la d&#233;cision du conseil constitutionnel, les d&#233;bats, les rapports. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par d&#233;cision du 9 ao&#251;t 2007, le conseil constitutionnel a valid&#233; l'ensemble de la loi sur la lutte contre la r&#233;cidive des majeurs et des mineurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse de la loi par le conseil constitutionnel permet une certaine souplesse d'application, car : &lt;br class='autobr' /&gt;
1/ Le l&#233;gislateur n'a pas modifi&#233; le pouvoir de la juridiction d'ordonner, dans les conditions pr&#233;vues par les articles 132-40 et 132-41 du code p&#233;nal, qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Textes,168-" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/dossierleg/pjl06-333.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Acc&#233;der &#224; la loi, la d&#233;cision du conseil constitutionnel, les d&#233;bats, les rapports.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par d&#233;cision du 9 ao&#251;t 2007, le conseil constitutionnel a valid&#233; l'ensemble de la loi sur la lutte contre la r&#233;cidive des majeurs et des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de la loi par le conseil constitutionnel permet une certaine souplesse d'application, car :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1/&lt;/strong&gt; Le l&#233;gislateur n'a pas modifi&#233; le pouvoir de la juridiction d'ordonner, dans les conditions pr&#233;vues par les articles 132-40 et 132-41 du code p&#233;nal, qu'il soit &lt;strong&gt;sursis, au moins partiellement, &#224; l'ex&#233;cution de la peine, la personne condamn&#233;e &#233;tant plac&#233;e sous le r&#233;gime de la mise &#224; l'&#233;preuve.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2/&lt;/strong&gt; En instaurant des peines minimales, le l&#233;gislateur n'a pas d&#233;rog&#233; aux dispositions sp&#233;ciales du deuxi&#232;me alin&#233;a de l'article 122-1 du code p&#233;nal qui pr&#233;voient que lorsque l'auteur de l'infraction &#233;tait, au moment des faits, atteint d'un &lt;strong&gt;trouble psychique ou neuropsychique&lt;/strong&gt; ayant alt&#233;r&#233; son discernement ou entrav&#233; le contr&#244;le de ses actes, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu'elle d&#233;termine la peine et en fixe le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, m&#234;me lorsque les faits ont &#233;t&#233; commis une nouvelle fois en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale, ces dispositions permettent &#224; la juridiction de prononcer, si elle l'estime n&#233;cessaire, une peine autre que l'emprisonnement ou une peine inf&#233;rieure &#224; la peine minimale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3/&lt;/strong&gt; Pour les mineurs, le conseil constitutionnel rappelle que la loi pr&#233;voit que &lt;strong&gt;les mesures ou sanctions &#233;ducatives prononc&#233;es contre un mineur ne peuvent constituer le premier terme de la r&#233;cidive l&#233;gale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4/&lt;/strong&gt; Les dispositions critiqu&#233;es maintiennent le principe selon lequel, sauf exception justifi&#233;e par l'esp&#232;ce, les mineurs de plus de seize ans b&#233;n&#233;ficient d'une att&#233;nuation de la peine. Si cette derni&#232;re ne s'applique pas aux mineurs de plus de seize ans lorsque certaines infractions ont &#233;t&#233; commises une nouvelle fois en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale, la juridiction peut en d&#233;cider autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, ainsi qu'il ressort des d&#233;bats parlementaires, &lt;strong&gt;le l&#233;gislateur n'a pas entendu &#233;carter les dispositions des articles 2 et 20 de l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 en vertu desquelles la juridiction comp&#233;tente &#224; l'&#233;gard d'un mineur prononce une mesure de protection, d'assistance, de surveillance et d'&#233;ducation et peut cependant appliquer une sanction p&#233;nale si elle l'estime n&#233;cessaire.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il s'ensuit que les peines minimales pr&#233;vues aux articles 132-18, 132-18-1 et 132-19-1 du code p&#233;nal ne s'appliqueront que dans ce dernier cas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;cidive des mineurs, la loi actuelle suffit.</title>
		<link>https://afmjf.fr/Recidive-des-mineurs-la-loi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/Recidive-des-mineurs-la-loi</guid>
		<dc:date>2007-07-23T07:41:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Par Daniel Pical, pr&#233;sident de chambre &#224; la cour d'appel de Versailles, repr&#233;sentant de l'Association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille aupr&#232;s du Conseil de l'Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire l'article en version originale LE MONDE | 20.07.07 | 13h19 &lt;br class='autobr' /&gt;
Destin&#233; &#224; renforcer la lutte contre la r&#233;cidive, notamment des mineurs, ce projet de loi est inutile, r&#233;gressif par rapport &#224; nos engagements internationaux et inadapt&#233; au but poursuivi. Pour justifier la possibilit&#233; de traiter un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Reactions-et-analyses-" rel="directory"&gt;R&#233;actions et analyses&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Daniel Pical, pr&#233;sident de chambre &#224; la cour d'appel de Versailles, repr&#233;sentant de l'Association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille aupr&#232;s du Conseil de l'Europe.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf/M._PICAL_10-07-07_LE_PROJET_DE_LOI_recidive_des_mineurs_.pdf'&gt;Lire l'article en version originale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MONDE | 20.07.07 | 13h19&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destin&#233; &#224; renforcer la lutte contre la r&#233;cidive, notamment des mineurs, ce projet de loi est inutile, r&#233;gressif par rapport &#224; nos engagements internationaux et inadapt&#233; au but poursuivi. Pour justifier la possibilit&#233; de traiter un mineur de 16 ans comme un adulte, il a &#233;t&#233; avanc&#233; que, du point de vue d'une personne victime d'une infraction, il n'y avait pas de diff&#233;rence que celle-ci ait &#233;t&#233; commise par un mineur de 16 ans ou un majeur de 19 ans. Si cet argument para&#238;t aller de soit, il n'a qu'une apparence de pertinence au regard de notre syst&#232;me juridique. En effet, ce qui importe &#224; la victime est que son pr&#233;judice soit int&#233;gralement r&#233;par&#233;, m&#234;me s'il est caus&#233; par un mineur. Il le sera, car il n'existe aucune &#034;excuse att&#233;nuante du pr&#233;judice&#034; qui ne r&#233;parerait qu'&#224; moiti&#233; un dommage dont un mineur serait reconnu responsable. Ne vouloir consid&#233;rer que les cons&#233;quences sur la victime pour sanctionner l'auteur conduirait, en extrapolant le raisonnement, &#224; supprimer tout statut p&#233;nal sp&#233;cifique pour les mineurs et &#224; les punir comme des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il convient de rappeler qu'en cas d'infraction p&#233;nale, si la plus grande attention doit &#234;tre port&#233;e &#224; la victime avant, pendant et apr&#232;s le proc&#232;s, elle n'est toutefois que partie civile lors des poursuites engag&#233;es par le procureur de la R&#233;publique. Il n'appartient qu'au minist&#232;re public de soutenir l'action p&#233;nale au nom de la loi : &#034;La nature, le quantum et le r&#233;gime des peines prononc&#233;es sont fix&#233;s de mani&#232;re &#224; concilier la protection effective de la soci&#233;t&#233;, la sanction du condamn&#233; et les int&#233;r&#234;ts de la victime avec la n&#233;cessit&#233; de favoriser l'insertion ou la r&#233;insertion du condamn&#233; et de pr&#233;venir la commission de nouvelles infractions.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi fait &#233;tat d'une plus grande pr&#233;cocit&#233; de la d&#233;linquance et d'un accroissement de la part d'infractions violentes commises par des mineurs. Cela signifierait-il que la l&#233;gislation concernant les mineurs d&#233;linquants serait inadapt&#233;e pour y r&#233;pondre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233;e sur l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945, la l&#233;gislation p&#233;nale concernant les jeunes privil&#233;gie les r&#233;ponses &#233;ducatives aux infractions, mais pr&#233;voit n&#233;anmoins qu'une peine puisse &#234;tre prononc&#233;e &#224; l'encontre des mineurs d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-t-on vraiment pris conscience qu'avec la l&#233;gislation actuelle, un enfant de 13 ans peut &#234;tre condamn&#233;, en tenant compte de l'att&#233;nuation de sa responsabilit&#233; p&#233;nale, jusqu'&#224; une peine de vingt ans de r&#233;clusion criminelle ; le mineur qui agit en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale voit sa peine encourue doubl&#233;e ; la diminution de peine peut &#234;tre &#233;cart&#233;e &#224; l'&#233;gard d'un mineur &#226;g&#233; de plus de 16 ans selon la r&#233;forme de la loi du 5 mars 2007, soit compte tenu des circonstances de l'esp&#232;ce et de la personnalit&#233; du mineur, soit parce que les faits constituent une atteinte volontaire &#224; la vie ou &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou psychique de la personne et qu'ils ont &#233;t&#233; commis en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale. Cette d&#233;cision n'a pas lieu d'&#234;tre sp&#233;cialement motiv&#233;e par le tribunal pour enfants si elle est justifi&#233;e par l'&#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale. Mais il est vrai que l'excuse att&#233;nuante n'est pas souvent &#233;cart&#233;e, compte tenu du large arsenal r&#233;pressif existant. Toutefois, rappelons qu'il y a seulement quelques mois, la cour d'assises des mineurs de Pontoise a &#233;cart&#233; l'excuse att&#233;nuante dans une affaire de viol collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsque l'option p&#233;nale est choisie par la juridiction, la loi actuelle donne d&#233;j&#224; la possibilit&#233; l&#233;gale de condamner s&#233;v&#232;rement &#224; une peine de prison tout mineur d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans et comme un adulte d&#232;s l'&#226;ge de 16 ans. Poser comme principe que, dans les conditions pr&#233;vues par le projet, un adolescent de 16 ans, f&#251;t-il multir&#233;cidiviste, puisse encourir les m&#234;mes peines qu'un adulte, y compris donc la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233;, serait, &#224; mon sens, contraire &#224; nos engagements internationaux et notamment &#224; la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifi&#233;e par la France, qui demande en son article 37-a que les Etats parties veillent &#224; ce que nul enfant &#226;g&#233; de moins de 18 ans ne soit soumis, notamment, &#224; &#034;l'emprisonnement &#224; vie sans possibilit&#233; de lib&#233;ration&#034;. Cela pourrait &#234;tre le cas lors du prononc&#233; du verdict par une cour d'assises des mineurs, m&#234;me si des am&#233;nagements de peine sont susceptibles d'intervenir de mani&#232;re hypoth&#233;tique &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, en donnant la possibilit&#233;, de principe, d'abaisser de fait, dans certains cas, la majorit&#233; p&#233;nale &#224; 16 ans, alors qu'il y a un si&#232;cle la loi du 12 avril 1906 avait port&#233; celle-ci &#224; 18 ans, la France marque une r&#233;gression grave au regard de notre tradition r&#233;publicaine, et particuli&#232;rement des recommandations du Conseil de l'Europe adopt&#233;es par le comit&#233; des ministres qui demandent aux Etats membres de s'en inspirer dans l'&#233;laboration de leurs l&#233;gislations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que plusieurs Etats comme l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, l'Espagne, le Portugal, la Slov&#233;nie, la Croatie, la Lituanie ont pr&#233;vu que les jeunes adultes de moins de 21 ans puissent faire l'objet, le cas &#233;ch&#233;ant, du m&#234;me type de sanctions que les mineurs compte tenu de leur d&#233;veloppement moral et mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se limitant &#224; un renforcement de la r&#233;pression, le projet de la loi manque largement son but de lutte contre la r&#233;cidive. Le d&#233;calage entre la prise de d&#233;cision et son ex&#233;cution est un facteur primordial pour expliquer la r&#233;it&#233;ration ou la r&#233;cidive des mineurs. Il faut, en priorit&#233; absolue, r&#233;duire, voire supprimer, tout d&#233;lai afin d'&#233;viter de donner au mineur la sensation fallacieuse d'impunit&#233; apr&#232;s sa comparution au palais de justice. Une v&#233;ritable lutte contre la r&#233;cidive implique donc que soient mis en place les moyens humains et mat&#233;riels n&#233;cessaires pour que les diff&#233;rentes mesures &#233;ducatives, en milieu ouvert ou de placement, puissent &#234;tre ex&#233;cut&#233;es le plus rapidement possible apr&#232;s leur prononc&#233; et jouent leur r&#244;le essentiel de pr&#233;vention de la r&#233;cidive en incluant l'int&#233;ress&#233; dans un projet personnel motivant afin de mettre fin &#224; sa &#034;carri&#232;re d&#233;linquante&#034; m&#234;me si, pendant un temps, il a pu &#234;tre n&#233;cessaire de contenir un mineur difficile pour l'emp&#234;cher de nuire aux autres et finalement &#224; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence d'augmentation des moyens &#233;ducatifs pour la prise en charge effective et rapide en r&#233;ponse &#224; l'acte commis par un mineur permet de consid&#233;rer que le seul durcissement des condamnations p&#233;nales ne permettra pas d'avoir une influence r&#233;elle sur la r&#233;cidive. S'il convient de responsabiliser et sanctionner, si n&#233;cessaire, ceux qui enfreignent la loi, il faut toujours avoir &#224; l'esprit que tout homme est amendable et, a fortiori, tout enfant &#233;ducable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru dans l'&#233;dition du 21.07.07.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://afmjf.fr/IMG/pdf/M._PICAL_10-07-07_LE_PROJET_DE_LOI_recidive_des_mineurs_.pdf?111/1d1d9ea0691c5952fd463eeb31d3e2d887079876ae832abb86707880a6f6ce8d" length="95179" type="application/pdf" />
		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Dissuasion et rupture p&#233;nale.</title>
		<link>https://afmjf.fr/Dissuasion-et-rupture-penale</link>
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		<dc:date>2007-07-23T07:32:18Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Denis Salas, chercheur, auteur de &#034;La volont&#233; de punir : essai sur le populisme p&#233;nal&#034;, Hachette Litt&#233;rature, 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
LE MONDE | 07.07.07 | &lt;br class='autobr' /&gt;
De quelle philosophie rel&#232;ve la nouvelle r&#233;forme p&#233;nale qui cr&#233;e les peines planchers pour les r&#233;cidivistes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un projet qui dit au d&#233;linquant : &#034;Tu n'as que ce que tu m&#233;rites et tu serviras d'exemple &#224; ne pas suivre.&#034; Il marque l'&#233;rosion de la philosophie de la r&#233;habilitation, qui &#233;tait inscrite dans notre tradition p&#233;nale, et la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Reactions-et-analyses-" rel="directory"&gt;R&#233;actions et analyses&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Denis Salas, chercheur, auteur de &#034;La volont&#233; de punir : essai sur le populisme p&#233;nal&#034;, Hachette Litt&#233;rature, 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MONDE | 07.07.07 |&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;De quelle philosophie rel&#232;ve la nouvelle r&#233;forme p&#233;nale qui cr&#233;e les peines planchers pour les r&#233;cidivistes ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un projet qui dit au d&#233;linquant : &#034;Tu n'as que ce que tu m&#233;rites et tu serviras d'exemple &#224; ne pas suivre.&#034; Il marque l'&#233;rosion de la philosophie de la r&#233;habilitation, qui &#233;tait inscrite dans notre tradition p&#233;nale, et la mont&#233;e en puissance de la dissuasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dissuasion rel&#232;ve d'un mod&#232;le utilitariste : la peine est pens&#233;e comme le calcul lucide des profits et des pertes que le candidat &#224; la d&#233;linquance doit anticiper. Ce dernier est vu comme un &#234;tre rationnel, capable de mesurer les cons&#233;quences de ses actes. Le l&#233;gislateur recherche un effet d'exemplarit&#233;. Il suffirait ainsi d'&#233;lever le quantum des peines pour augmenter la dissuasion. Ce mod&#232;le a &#233;t&#233; pens&#233; par Jeremy Bentham, au XVIIIe si&#232;cle, en Angleterre. Les doctrines am&#233;ricaines du courant &#034;law and economics&#034; l'ont repris. Pour notre pays, c'est une rupture. Pourtant, on n'a jamais vu, dans l'histoire, un recul de la criminalit&#233; par l'augmentation de la peine. Le bagne ou la transportation aux colonies n'ont pas fait reculer au XIXe si&#232;cle le &#034;p&#233;ril r&#233;cidiviste&#034;, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet actuel ne comporte pas de peines automatiques. Le juge garde son pouvoir d'appr&#233;ciation. Par une sorte d'autolimitation, le gouvernement a int&#233;rioris&#233; les contraintes li&#233;es au respect de la Constitution. Mais le projet dit aussi que les seuils minima de peine pourront &#234;tre &#233;cart&#233;s par une motivation sp&#233;ciale. C'est une injonction paradoxale envoy&#233;e aux juges qui motivent peu (en correctionnelle) ou pas (aux assises) et qui devront, en outre, viser des &#034;garanties exceptionnelles&#034; de r&#233;insertion pour des multir&#233;cidivistes. L'inflation carc&#233;rale est m&#233;caniquement inscrite dans cette r&#233;forme. Un adolescent de 16 ans qui volera un portable apr&#232;s deux autres vols devra purger deux ans de prison, sauf exception motiv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expos&#233; des motifs du projet &#233;voque la n&#233;cessit&#233; de combattre la r&#233;cidive. Comment le d&#233;crypter ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;forme repose sur trois postulats discutables. Le laxisme du juge, d'abord. Il ne correspond pas &#224; la r&#233;alit&#233;. Le juge est r&#233;pressif. Quand une personne r&#233;cidive, elle retourne en prison dans 80 % des cas. Le nombre de condamn&#233;s en &#233;tat de r&#233;cidive ne cesse d'augmenter depuis cinq ans : de 20 000 &#224; 33 700 de 2000 &#224; 2005, selon l'expos&#233; des motifs du projet. Le taux de lib&#233;ration conditionnelle est au plus bas. O&#249; est l'indiff&#233;rence du juge devant la r&#233;cidive ? Quel est le sens de ce &#034;devoir de combattre&#034; ce ph&#233;nom&#232;ne comme le dit le texte minist&#233;riel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me postulat : l'incarc&#233;ration serait le seul moyen de r&#233;pondre &#224; la r&#233;cidive. Or c'est la combinaison des r&#233;ponses qui est efficace. Nous savons que 17 % des condamn&#233;s pour homicide volontaire r&#233;cidivent quand ils sortent de prison sans accompagnement, contre 9 % de ceux qui b&#233;n&#233;ficient d'une lib&#233;ration conditionnelle. Le suivi individualis&#233; &#224; la sortie de prison r&#233;duit la r&#233;cidive. C'est une donn&#233;e criminologique incontournable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Troisi&#232;me postulat : la d&#233;linquance est regard&#233;e du point de vue de la victime ; elle est per&#231;ue comme une menace indiff&#233;renci&#233;e. Nous ne voyons plus l'individu en particulier mais la d&#233;linquance en g&#233;n&#233;ral comme un fl&#233;au &#224; endiguer. Cela conduit &#224; confondre le mineur et le majeur, &#224; ignorer l'auteur de l'acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux gestes politiques t&#233;moignent de cette &#233;volution des repr&#233;sentations. En 1974, &#224; peine &#233;lu pr&#233;sident de la R&#233;publique, Val&#233;ry Giscard d'Estaing va serrer la main d'un d&#233;tenu de la prison Saint-Paul de Lyon. Le d&#233;tenu, alors, demeure un semblable. La punition n'est pas synonyme d'exclusion. En 2007, l'un des premiers gestes de Nicolas Sarkozy devenu pr&#233;sident est de recevoir les parents d'une jeune femme assassin&#233;e, ce &#224; quoi fait &#233;cho l'annonce par la garde des sceaux de la cr&#233;ation d'un &#034;juge pour les victimes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comment les juges ont-ils int&#233;gr&#233; cette volont&#233; dissuasive et r&#233;pressive ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges int&#232;grent, de plus en plus, un mod&#232;le de pr&#233;diction des risques. Intuitivement, ils se demandent : &#034;Est-ce que la gravit&#233; de l'acte me permet de penser que cette personne va continuer dans cette voie ?&#034; Pour cela, les juges attendent des r&#233;ponses &#224; plusieurs questions : est-ce que l'int&#233;ress&#233; avoue ? regrette-t-il les faits ? peut-il ma&#238;triser les causes de sa d&#233;linquance ? Si le pr&#233;venu ne r&#233;pond pas &#224; ces trois questions, les juges estiment que le risque de r&#233;cidive est fort et punissent s&#233;v&#232;rement. La philosophie de la peine prononc&#233;e devient clairement r&#233;tributive. C'est le : &#034;Tu n'as que ce que tu m&#233;rites.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, quel r&#244;le la soci&#233;t&#233; assigne-t-elle &#224; la loi p&#233;nale ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anthropologiquement, la loi p&#233;nale est d'essence r&#233;active. Elle vise &#224; r&#233;pondre &#224; la violence de la transgression par la violence l&#233;gale : annuler le crime par la peine. Peu &#224; peu, par l'influence de la religion chr&#233;tienne, puis de l'humanisme p&#233;nitentiaire, la loi a rationalis&#233; sa r&#233;action, l'a mesur&#233;e, elle s'est faite int&#233;grative. C'est cette dynamique qui est compromise. Dans nos d&#233;mocraties d'opinion, la loi p&#233;nale devient un instrument de r&#233;gulation des peurs collectives et non une codification r&#233;fl&#233;chie des sanctions. La r&#233;forme des peines planchers va dans ce sens en affirmant une unanimit&#233; contre le d&#233;linquant, le r&#233;cidiviste, l'adolescent mena&#231;ant, bref &#034;l'autre dangereux&#034;. La loi p&#233;nale ne cache plus sa volont&#233; de neutralisation pure et simple des r&#233;cidivistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Peut-on comparer la France aux Etats-Unis ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos cheminements compar&#233;s sont troublants. Le paradoxe est que nous nous rapprochons du mod&#232;le am&#233;ricain au moment o&#249; celui-ci est remis en question devant le co&#251;t exorbitant de la prison et le doute sur son efficacit&#233;. Aux Etats-Unis, le tout-carc&#233;ral a &#233;t&#233; symbolis&#233; par le slogan des conservateurs, oppos&#233;s &#224; la r&#233;habilitation : &#034;Nothing works&#034;, rien ne marche contre la d&#233;linquance. Il a donn&#233; une &#233;quation simplissime : si la punition est douce, le crime augmente, si elle est dure, le crime diminue. Les lib&#233;raux ont eux aussi adh&#233;r&#233; &#224; cette doctrine car ils critiquaient le nanny state, l'assistance de &#034;l'Etat-nounou&#034;, la conception th&#233;rapeutique de la peine. Une explosion carc&#233;rale sans pr&#233;c&#233;dent a suivi.&lt;br class='autobr' /&gt;
En France, la droite affirme depuis quelques ann&#233;es une doctrine coh&#233;rente consistant &#224; d&#233;noncer le mod&#232;le &#233;ducatif tout en r&#233;clamant plus de s&#233;v&#233;rit&#233; au nom des victimes. La gauche, de son c&#244;t&#233;, n'a pr&#233;sent&#233; ni proposition argument&#233;e ni doctrine alternative. Le mod&#232;le propos&#233; par la droite a ainsi pu s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En quoi le fait de consid&#233;rer un mineur comme un majeur est-il une rupture ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le de l'ordonnance de 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante privil&#233;gie une proc&#233;dure prioritairement &#233;ducative. Apr&#232;s la guerre, la jeunesse incarnait l'avenir de la nation et faisait partie d'un projet politique qui incluait m&#234;me les plus in&#233;ducables. Contrairement au mod&#232;le p&#233;nal classique qui identifie le d&#233;linquant par son acte, le mod&#232;le &#233;ducatif le consid&#232;re comme un adolescent, en reconnaissant la sp&#233;cificit&#233; &#224; un &#226;ge de la vie o&#249; l'on doit apprendre les limites. Ainsi s'explique le refus de juger les mineurs comme les majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet actuel efface cette sp&#233;cificit&#233;. Jusque-l&#224;, nous &#233;tions rest&#233;s dans un mod&#232;le &#233;ducatif dit &#034;renforc&#233;&#034;. La baisse de la majorit&#233; p&#233;nale &#224; 16 ans pour les infractions graves repr&#233;sente une rupture car, d&#233;sormais, l'incarc&#233;ration sera la r&#233;ponse prioritaire. L'argument selon lequel les adolescents d'aujourd'hui ne sont plus les m&#234;mes qu'hier n'a que l'apparence du bon sens. Derri&#232;re le masque de la provocation, l'adolescent cache souvent sa vuln&#233;rabilit&#233; et ses &#233;checs. Hors de son groupe de pairs, confront&#233; &#224; ses actes, le masque tombe. Au lieu d'augmenter des peines d&#233;j&#224; lourdes, il faudrait leur donner sens. Le psychiatre Tony Lain&#233; recommandait un traitement particulier pour les adolescents criminels. Il proposait un tutorat pour ceux qui effectuent des longues peines, et, &#224; leur sortie de prison, une audience de r&#233;habilitation, un rituel positif permettant le retour &#224; la vie sociale. Ce type de mesure permettrait d'&#233;viter la r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelle serait une vraie politique de lutte contre la r&#233;cidive ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour refonder cette politique, il faut s'appuyer sur le courant lib&#233;ral qui, au sein de la droite, reste attach&#233; &#224; l'individualisation des peines. C'est celui qu'avait exprim&#233; le d&#233;put&#233; Jean-Luc Warsmann dans son rapport sur l'am&#233;nagement des peines, dont les conclusions ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;es &#224; la loi Perben 2 sur la criminalit&#233; organis&#233;e. Il s'agit de reconna&#238;tre que la prison n'est qu'un moment de la peine. La sortie &#233;tant in&#233;luctable, il convient de la pr&#233;parer et de l'encadrer, &#224; travers une progressivit&#233; des peines qui minimise le risque de r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement annonce pour l'automne un d&#233;bat sur l'humanisation des prisons. Pourquoi ne pas lancer, &#224; cette occasion, un d&#233;bat sur la faible cr&#233;dibilit&#233; de la justice quand des peines prononc&#233;es ne sont pas ex&#233;cut&#233;es, et sur la pauvret&#233; absolue des moyens ? On ne peut rester sur l'id&#233;e selon laquelle le d&#233;linquant qui a commis une faute doit payer en &#233;tant seul responsable de ses actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat doit prendre sa part de responsabilit&#233;. Il doit accompagner ce projet r&#233;pressif d'une politique publique d'inspiration sociale et &#233;ducative. Albert Camus l'avait dit au sujet de la peine de mort : la dissuasion ne r&#232;gle rien. Aujourd'hui nous ne devons pas laisser croire que la dissuasion carc&#233;rale va r&#233;duire la criminalit&#233;. Il faut &#233;videmment r&#233;primer les actes. Mais aussi d&#233;ployer une pluralit&#233; d'initiatives pour s'attaquer aux causes de la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Denis Salas est magistrat, chercheur, auteur de &#034;La Volont&#233; de punir : essai sur le populisme p&#233;nal&#034;, Hachette Litt&#233;rature, 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Nathalie Guibert&lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru dans l'&#233;dition du 08.07.07&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La soci&#233;t&#233; doit supporter ses jeunes.</title>
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		<dc:date>2007-07-02T19:39:04Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Par Martine de MAXIMY, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Nanterre. &lt;br class='autobr' /&gt;
NOUVELOBS.COM | 27.06.2007 | Des mineurs en prison, il en existe d&#233;j&#224;. Quelles nouveaut&#233;s, dans le projet de loi, vous paraissent choquantes ? Les textes actuels pr&#233;voient effectivement des cas d'emprisonnement pour les mineurs. Mais le principe, celui de l'ordonnance de 45, reste d'utiliser des mesures &#233;ducatives, la peine de prison devant &#234;tre une exception. Le projet de loi actuel a clairement pour objectif (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Reactions-et-analyses-" rel="directory"&gt;R&#233;actions et analyses&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt; Par Martine de MAXIMY, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Nanterre.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUVELOBS.COM | 27.06.2007 |&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Des mineurs en prison, il en existe d&#233;j&#224;. Quelles nouveaut&#233;s, dans le projet de loi, vous paraissent choquantes ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les textes actuels pr&#233;voient effectivement des cas d'emprisonnement pour les mineurs. Mais le principe, celui de l'ordonnance de 45, reste d'utiliser des mesures &#233;ducatives, la peine de prison devant &#234;tre une exception. Le projet de loi actuel a clairement pour objectif d'aller vers plus d'emprisonnement : d'une part, les peines planchers pr&#233;vues pour les adultes sont applicables aux mineurs ; d'autre part, l'excuse de minorit&#233; dispara&#238;t dans un certain nombre de cas. Mises ensemble, ces deux dispositions vont entra&#238;ner automatiquement plus de peines de prison pour les mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, la pr&#233;sentation imm&#233;diate des mineurs, renforc&#233;e par la loi du 5 mars 2007, va provoquer un plus grand nombre de jugements de mineurs si les parquets l'utilisent plus qu'aujourd'hui. Et qui dit plus de jugements, dit plus de cas de r&#233;cidives potentielles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le projet de loi pr&#233;voit une souplesse, puisque le tribunal garde la possibilit&#233; de conserver l'excuse de minorit&#233;. Ne peut-on imaginer que si le juge le fait syst&#233;matiquement, cette loi ne changera rien ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Aujourd'hui, l'excuse de minorit&#233; divise par deux le plafond des peines. La nouvelle loi permet d'&#233;carter cette excuse de minorit&#233;, donc d'appliquer les peines pr&#233;vues pour les adultes, en cas de violences ou de r&#233;cidive l&#233;gale. En cas de violences, le juge doit motiver sa d&#233;cision de ne pas appliquer l'excuse de minorit&#233;, ce qui n'est pas le cas en cas de r&#233;cidive l&#233;gale. C'est un moyen, insidieux, de l'inciter &#224; choisir cette voie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte va encore plus loin en cas de deuxi&#232;me r&#233;cidive : l'excuse de minorit&#233; ne s'applique pas, donc les peines planchers pr&#233;vues par la loi s'appliquent automatiquement. Le juge peut prendre une d&#233;cision contraire, motiv&#233;e, et d&#233;cider d'utiliser l'excuse de minorit&#233;. Mais cela constitue une exception &#224; un principe pos&#233; par la loi et n&#233;cessite une d&#233;marche volontaire. On peut toujours dire qu'un juge fait ce qu'il veut : il est tout de m&#234;me l&#224; pour appliquer la loi ! S'il l'&#233;carte, ce doit &#234;tre dans des cas exceptionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Si la prison n'est pas la solution, comment faire reculer la r&#233;cidive ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il faut distinguer l'incarc&#233;ration et la contrainte : l'incarc&#233;ration est une sanction, pour un temps donn&#233;, qui met &#224; l'&#233;cart pendant un temps. La prison n'emp&#234;che pas la r&#233;cidive, au contraire, tout le monde le sait. Il vaut mieux qu'elle arrive le plus tard possible, sinon, le jeune l'inscrit dans son identit&#233;, et il rencontre l&#224;-bas un univers de violence, des gens qui vont avoir une influence sur lui. Une contrainte efficace peut s'exercer dans un lieu tr&#232;s encadr&#233;, qui impose un suivi aux mineurs : les centres &#233;ducatifs ferm&#233;s et les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s, en &#233;loignant un jeune de son univers, donnent de bons r&#233;sultats. Une autre piste int&#233;ressante : le suivi &#233;ducatif rapproch&#233; &#224; domicile. Mais dans ces deux cas, les moyens sont insuffisants et ces solutions propos&#233;es &#224; trop peu de jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mineurs qui ont eu des suivis &#233;ducatifs apr&#232;s des d&#233;lits disent que ce qui les a sauv&#233;s, c'est d'&#234;tre valoris&#233;s et soutenus par des personnes qui n'ont pas eu un regard n&#233;gatif sur eux. Quand un jeune rencontre un &#233;ducateur qui lui fait comprendre qu'il ne le l&#226;chera plus, cela peut marcher ! Les mesures de r&#233;paration, aupr&#232;s d'une association d'aide par exemple, sont tr&#232;s efficaces : le mineur travaille sur la notion de culpabilit&#233;, on lui parle de son acte, de la raison de celui-ci. Ce travail &#233;ducatif sur lui-m&#234;me limite les cas de r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il accepter que cela prenne du temps, celui de l'&#233;laboration, et savoir que pendant ce temps, le jeune peut commettre &#224; nouveau une infraction. Il y a un moment o&#249; la soci&#233;t&#233; doit supporter ces jeunes, et se donner les moyens de faire de l'&#233;ducatif. Il n'est pas possible de lui r&#233;pondre par la prison, comme &#224; un adulte, sans avoir essay&#233; autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gros d&#233;linquants sont rarement des jeunes qui ont r&#233;cidiv&#233;, ce qui montre que notre syst&#232;me marche plut&#244;t bien. A Nanterre, et notre tribunal est repr&#233;sentatif de ce qui se passe ailleurs, chaque ann&#233;e, 14 % seulement des mineurs jug&#233;s et d&#233;clar&#233;s coupables comptent trois d&#233;lits ou plus au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es. Ce n'est pas &#233;norme, cela ne justifie pas une nouvelle loi qui remette en cause les &#233;quilibres actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par C&#233;cile Maillard&lt;br class='autobr' /&gt;
(le mercredi 27 juin 2007)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>7.630 signatures : Les adolescents ne sont pas des adultes. R&#233;action de la Garde des Sceaux.</title>
		<link>https://afmjf.fr/7-630-signatures-Les-adolescents</link>
		<guid isPermaLink="true">https://afmjf.fr/7-630-signatures-Les-adolescents</guid>
		<dc:date>2007-06-28T11:48:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;#TDM &lt;br class='autobr' /&gt;
Un des premiers projets de loi, pr&#233;sent&#233; &#224; l'assembl&#233;e nationale d&#232;s Juillet 2007, conduit &#224; faire juger les adolescents &#226;g&#233;s de 16 &#224; 18 ans, comme des majeurs, en cas de r&#233;cidive. Ces adolescents seront trait&#233;s comme des adultes. &lt;br class='autobr' /&gt;
100 professionnels de l'enfance, magistrats, avocats, p&#233;dopsychiatres, &#233;ducateurs, enseignants, sp&#233;cialistes de la jeunesse lancent un appel pour que soit conduite une &#233;valuation des politiques publiques, en concertation avec tous les acteurs concern&#233;s, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://afmjf.fr/-Reactions-et-analyses-" rel="directory"&gt;R&#233;actions et analyses&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;#TDM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un des premiers projets de loi, pr&#233;sent&#233; &#224; l'assembl&#233;e nationale d&#232;s Juillet 2007, conduit &#224; faire juger les adolescents &#226;g&#233;s de 16 &#224; 18 ans, comme des majeurs, en cas de r&#233;cidive. Ces adolescents seront trait&#233;s comme des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100 professionnels de l'enfance, magistrats, avocats, p&#233;dopsychiatres, &#233;ducateurs, enseignants, sp&#233;cialistes de la jeunesse lancent un appel pour que soit conduite une &#233;valuation des politiques publiques, en concertation avec tous les acteurs concern&#233;s, et que soient attribu&#233;s des moyens s&#233;rieux aux politiques qui permettent l'&#233;ducation de ces adolescents.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour signer : &lt;a href=&#034;http://www.appel-adolescents.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.appel-adolescents.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#1#Le texte de la p&#233;tition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les adolescents ne sont pas des adultes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adolescence est l'&#226;ge de tous les possibles. C'est aussi l'&#226;ge de tous les d&#233;fis, des prises de risques, de l'entra&#238;nement r&#233;ciproque. Le nombre des suicides, d'accidents de la circulation, de violences subies, et la surconsommation d'alcool ou de drogues sont les signes de la fragilit&#233; de cet &#226;ge. Une petite minorit&#233; s'engage dans la d&#233;linquance, parfois avec violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devons nous traiter ces adolescents d&#233;linquants comme des adultes, alors qu'aucun d&#233;bat n'a eu lieu sur l'age de la majorit&#233;, et vouloir les envoyer, plus nombreux encore, en prison ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut &#234;tre l'effet du projet de loi pr&#233;sent&#233; par le gouvernement, qui entend faire juger les adolescents &#226;g&#233;s de 16 &#224; 18 ans comme des adultes, et durcir les peines de prison, en cas de r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'&#233;tat du texte, par exemple, un vol de portable, commis apr&#232;s deux pr&#233;c&#233;dents vols, pourra conduire, sauf exception, un adolescent de 16 ans pendant deux ans en prison, peine plancher minimum. Il en r&#233;sultera une augmentation importante du nombre d'adolescents d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, en France, 15 millions de jeunes poursuivent des &#233;tudes au del&#224; de 20 ans, vivent en couple &#224; 25 ans, ont un premier enfant &#224; 30 ans. La prolongation des &#233;tudes et aussi l'acc&#232;s difficile &#224; un premier emploi, retardent, pour tous les jeunes, l'entr&#233;e dans la vie adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces 15 millions de jeunes, 15 000 d'entre eux &#226;g&#233;s de 16 et 17 ans sont interpell&#233;s plusieurs fois dans l'ann&#233;e. La plupart de ces adolescents sont d&#233;scolaris&#233;s depuis l'age de 14 ans, sans qualification ; ils ne parviennent pas &#224; acc&#233;der &#224; un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humili&#233;s par les &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s, ils &#171; tra&#238;nent &#187;, provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces adolescents qui, seuls, seraient trait&#233;s comme des adultes ? Ce sont ces adolescents pour lesquels la France abandonnerait tout effort d'&#233;ducation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mille trois cent cinquante d'entre eux ont &#233;t&#233; en prison en 2006.&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire de l'enfermement la seule r&#233;ponse &#171; automatique &#187; &#224; la d&#233;linquance des mineurs est une impasse ; dangereuse pour les adolescents, &#224; cet age de la vie, et inefficace pour la soci&#233;t&#233; quand nous connaissons l'importance de la r&#233;cidive &#224; la sortie de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sanctions existent, qui fixent des limites, r&#233;parent sans exclure, et permettent un nouveau d&#233;part. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons aussi oser nous engager dans la r&#233;ussite des programmes &#233;ducatifs, des internats &#233;ducatifs qui structurent ces adolescents, des classes relais, des centres de jour, des maisons des adolescents, qui les inscrivent dans un projet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur efficacit&#233; est d&#233;montr&#233;e. Elle serait encore plus forte si elle &#233;tait appuy&#233;e par des budgets &#224; la hauteur de ces enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure de l'ouverture politique et de la modernisation proclam&#233;e, nous demandons un moratoire sur le texte en projet, l'ouverture d'un &#171; Grenelle de l'adolescence &#187; pour mener un d&#233;bat serein sur la d&#233;linquance des adolescents, une &#233;valuation des politiques publiques et des r&#233;formes l&#233;gislatives successives, pour d&#233;gager un consensus sur l'insertion de tous les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscients de notre responsabilit&#233; d'adultes, nous souhaitons que l'adolescence fasse l'objet d'une politique audacieuse de la jeunesse, &#224; la mesure des espoirs et des fragilit&#233;s dont est porteuse cette p&#233;riode de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#2#les 100 premiers signataires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pierre-Jean &lt;br class='autobr' /&gt;
Andrieu, professeur des universit&#233;s, ex d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'insertion des jeunes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Fran&#231;oise&lt;br class='autobr' /&gt;
Astruc, magistrate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francis &lt;br class='autobr' /&gt;
Bailleau, sociologue, directeur de recherche au CNRS,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry&lt;br class='autobr' /&gt;
Baranger, magistrat, ancien pr&#233;sident de l'AFMJF, association fran&#231;aise des magistrats de la jeunesse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain&lt;br class='autobr' /&gt;
Blanc, magistrat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique &lt;br class='autobr' /&gt;
Blanc, magistrat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Blanchet, professeur des universit&#233;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Michel&lt;br class='autobr' /&gt;
Bloch-Lain&#233;, pr&#233;sident de L'UNIOPSS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent &lt;br class='autobr' /&gt;
Bonelli, chercheur enseignant (Universit&#233; Paris X),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joelle &lt;br class='autobr' /&gt;
Bordet, psychosociologue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delphine&lt;br class='autobr' /&gt;
Bourgoin, juge des enfants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire &lt;br class='autobr' /&gt;
Brisset, ancienne d&#233;fenseure des enfants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Bruel, magistrat honoraire, ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascale&lt;br class='autobr' /&gt;
Bruston, magistrate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myl&#232;ne &lt;br class='autobr' /&gt;
Carnevali, avocate,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;br class='autobr' /&gt;
Catheline, p&#233;dopsychiatre, praticien hospitalier, responsable d'unit&#233; de soins de jour pour coll&#233;giens et lyc&#233;ens (Poitiers),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaillou, magistrat, pr&#233;sident de chambre des mineurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;br class='autobr' /&gt;
Charri&#232;re-Bournazel, avocat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre &lt;br class='autobr' /&gt;
Chartier, psychanalyste, directeur de l'&#233;cole des psychologues praticiens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique &lt;br class='autobr' /&gt;
Charvet, ancien directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, ancien pr&#233;sident de la commission jeunes et politiques publiques au Plan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;br class='autobr' /&gt;
Chasseriaud, pr&#233;sident de l'association fran&#231;aise des organismes de formation et de recherche en travail social (AFORTS),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monique &lt;br class='autobr' /&gt;
Chemillier Gendreau, professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; ParisVII Denis Diderot,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvonne &lt;br class='autobr' /&gt;
Coin&#231;on, pr&#233;sidente de l'association nationale des psychiatres du secteur infanto - juv&#233;nile (API)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois&lt;br class='autobr' /&gt;
Colcombet, ancien pr&#233;sident de la MILDT, ancien directeur de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri&lt;br class='autobr' /&gt;
Colombani, militant associatif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole &lt;br class='autobr' /&gt;
Combrexelle, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Versailles,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacqueline &lt;br class='autobr' /&gt;
Costa Lascoux, directrice de recherche au CNRS,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine &lt;br class='autobr' /&gt;
De Maximy, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Nanterre (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre &lt;br class='autobr' /&gt;
Deschamps, magistrat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques &lt;br class='autobr' /&gt;
Donzelot, sociologue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois &lt;br class='autobr' /&gt;
Dubet, sociologue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre&lt;br class='autobr' /&gt;
Dubois, pr&#233;sident de la ligue des droits de l'homme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Ducomte, pr&#233;sident de la ligue de l'enseignement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Muriel&lt;br class='autobr' /&gt;
Eglin, magistrate, ancienne conseill&#232;re du D&#233;fenseur des enfants (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corinne &lt;br class='autobr' /&gt;
Ehrenberg, psychanalyste, directrice de l'Usis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Ehrenberg, sociologue, directeur de recherche (CNRS),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caroline &lt;br class='autobr' /&gt;
Eliacheff, p&#233;dopsychiatre, psychanalyste,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myriam &lt;br class='autobr' /&gt;
Ezraty Bader, magistrate honoraire, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie&lt;br class='autobr' /&gt;
Fayol Noireterre, magistrat honoraire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lef &lt;br class='autobr' /&gt;
Forster, avocat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne &lt;br class='autobr' /&gt;
Franco, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat de la magistrature (SM),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antoine&lt;br class='autobr' /&gt;
Garapon, ancien juge des enfants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Grappe, p&#233;dopsychiatre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier &lt;br class='autobr' /&gt;
Gu&#233;rin, avocat g&#233;n&#233;ral cour de cassation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Guiraud, juge des enfants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faride&lt;br class='autobr' /&gt;
Hamana, pr&#233;sident de la FCPE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Herv&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Hamon, magistrat, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard&lt;br class='autobr' /&gt;
Heckel, pr&#233;sident du comit&#233; national de liaison des associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques &lt;br class='autobr' /&gt;
Hederer, conseiller &#224; la cour de cassation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge &lt;br class='autobr' /&gt;
Hefez, psychiatre des h&#244;pitaux, service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (H&#244;pital Salp&#234;tri&#232;re),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;St&#233;phane &lt;br class='autobr' /&gt;
Hessel, ambassadeur de France,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrice&lt;br class='autobr' /&gt;
Huerre, p&#233;dopsychiatre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maria&lt;br class='autobr' /&gt;
In&#232;s, co-secr&#233;taire nationale du SNPESPJJFESU,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Jakubowicz, avocat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anousheh&lt;br class='autobr' /&gt;
Karvar, secr&#233;taire nationale, CFDT,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland &lt;br class='autobr' /&gt;
Kessous, magistrat honoraire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges &lt;br class='autobr' /&gt;
Kiejman , avocat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Kokoreff, sociologue, pr&#233;sident du club de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e l' ACASA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence &lt;br class='autobr' /&gt;
Lacour, psychanalyste,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hugues &lt;br class='autobr' /&gt;
Lagrange, sociologue (CNRS SciencePolitique),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard&lt;br class='autobr' /&gt;
Lamoulie, p&#233;dopsychiatre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine &lt;br class='autobr' /&gt;
Lazerge, professeur &#224; l'Universit&#233; Paris 1 Panth&#233;on Sorbonne,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Run, p&#233;dopsychiatre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Ange&lt;br class='autobr' /&gt;
Leprince , pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Cr&#233;teil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nadine &lt;br class='autobr' /&gt;
Lyon Caen, administrateur ad hoc, ancienne secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la f&#233;d&#233;ration, fran&#231;aise des assesseurs de tribunaux pour enfants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole &lt;br class='autobr' /&gt;
Maestracci, magistrate, pr&#233;sidente de la FNARS, f&#233;d&#233;ration nationale des associations d' accueil et de r&#233;insertion sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric &lt;br class='autobr' /&gt;
Malapert, psychiatre des h&#244;pitaux,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcelli, professeur de p&#233;dopsychiatrie, chef de p&#244;le et responsable d'unit&#233;s pour adolescents (Poitiers),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcus, magistrat, expert s&#233;curit&#233; urbaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe &lt;br class='autobr' /&gt;
Meirieu, professeur des universit&#233;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Molla, avocat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Odile &lt;br class='autobr' /&gt;
Mondineu, magistrate, pr&#233;sidente de cour d'assises,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis &lt;br class='autobr' /&gt;
Moreau, magistrat,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edgar &lt;br class='autobr' /&gt;
Morin, sociologue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie- Rose&lt;br class='autobr' /&gt;
Moro, professeur de psychiatrie de l'enfant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ronique &lt;br class='autobr' /&gt;
Nahoum Grappe, anthropologue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aldo&lt;br class='autobr' /&gt;
Naouri, p&#233;diatre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agn&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Naton, secr&#233;taire conf&#233;d&#233;rale CGT,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise&lt;br class='autobr' /&gt;
Neymarc, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Lyon (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilda &lt;br class='autobr' /&gt;
Nicolau, professeur de droit (Universit&#233; Paris VII Denis Diderot),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent &lt;br class='autobr' /&gt;
Ott, philosophe, formateur en sciences sociales,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges&lt;br class='autobr' /&gt;
Papnicolau, p&#233;dopsychiatre, directeur de la clinique Dupr&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine &lt;br class='autobr' /&gt;
Paulet, psychiatre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie&lt;br class='autobr' /&gt;
Perdriolle, magistrate, ancienne directrice de la protection judiciaire de la jeunesse,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Fran&#231;oise &lt;br class='autobr' /&gt;
Petit, pr&#233;sidente honoraire du TGI de Nanterre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric&lt;br class='autobr' /&gt;
Pliez, directeur g&#233;n&#233;ral de l' association Aurore&lt;br class='autobr' /&gt;
Anne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puig Courage, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Melun&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;raldine&lt;br class='autobr' /&gt;
Rigollot, magistrate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chantal &lt;br class='autobr' /&gt;
Rodier, juge des enfants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;l&lt;br class='autobr' /&gt;
Roman, philosophe, collaborateur de la revue Esprit,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude &lt;br class='autobr' /&gt;
Rom&#233;o, directeur de l'enfance et de la famille (Seine St Denis), initiateur de l'appel des 100 pour le renouveau de la protection de l'enfance,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre &lt;br class='autobr' /&gt;
Rosenczveig, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny, pr&#233;sident DEI France,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madeleine &lt;br class='autobr' /&gt;
Sabatini, ancienne premi&#232;re pr&#233;sidente, ex pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Paris,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis &lt;br class='autobr' /&gt;
Salas, magistrat, ancien juge des enfants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Louis&lt;br class='autobr' /&gt;
Saradet, p&#233;dopsychiatre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Sylvie&lt;br class='autobr' /&gt;
Soudoplatoff, pr&#233;sidente du tribunal pour enfants de Pontoise,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine &lt;br class='autobr' /&gt;
Sultan, magistrate, pr&#233;sidente de l'association fran&#231;aise des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe &lt;br class='autobr' /&gt;
Texier, conseiller &#224; la cour de cassation, pr&#233;sident du comit&#233; des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels de l'ONU,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Thery, ex d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'insertion des jeunes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ir&#232;ne &lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;ry, sociologue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre &lt;br class='autobr' /&gt;
Tournier, Club social d&#233;mocrate &#171; d&#232;s maintenant en Europe &#187;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel &lt;br class='autobr' /&gt;
Tubiana, pr&#233;sident honoraire de la ligue des droits de l'homme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne &lt;br class='autobr' /&gt;
Tursz, p&#233;diatre, &#233;pid&#233;miologiste, pr&#233;sidente du comit&#233; interminist&#233;riel violence et sant&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne &lt;br class='autobr' /&gt;
Valentini, juge des enfants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain &lt;br class='autobr' /&gt;
Vogelweith, magistrat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#3#La Garde des Sceaux Rachida Dati r&#233;pond &#224; la p&#233;tition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 14:53&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le lancement, sur nouvelobs, d'une p&#233;tition intitul&#233;e &#034;Les adolescents ne sont pas des adultes&#034;, contestant le projet de loi qui conduit, en cas de r&#233;cidive, &#224; faire juger les adolescents &#226;g&#233;s de 16 &#224; 18 ans comme des majeurs, voici la r&#233;ponse de Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'ai pris connaissance d'une p&#233;tition circulant sur votre site internet intitul&#233;e 'Les adolescents ne sont pas des adultes'. Elle conteste le projet de loi renfor&#231;ant la lutte contre la r&#233;cidive des majeurs et des mineurs au motif qu'il conduirait &#224; faire juger les adolescents &#226;g&#233;s de plus de seize ans comme des majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je tiens &#224; rappeler que je suis tr&#232;s attach&#233;e au primat de l'&#233;ducatif sur le r&#233;pressif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je consid&#232;re en effet que les mineurs doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s par la soci&#233;t&#233; et b&#233;n&#233;ficier de toutes les mesures &#233;ducatives propres &#224; leur permettre de s'ins&#233;rer ou se r&#233;ins&#233;rer socialement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, j'estime que certains mineurs, particuli&#232;rement ceux &#224; qui sont imputables des actes de violence aux personnes, doivent faire l'objet de sanctions empreintes de fermet&#233;, de nature structurante et fond&#233;es sur la responsabilit&#233; individuelle des int&#233;ress&#233;s. Ces sanctions constituent aussi un rappel salutaire des limites &#224; ne pas franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cet esprit que le projet exclut l'excuse de minorit&#233; pour les mineurs de plus de seize ans qui commettent de nouveau des crimes ou des d&#233;lits de nature violente ou sexuelle, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; d&#233;j&#224; condamn&#233;s &#224; au moins deux reprises pour des faits identiques ou similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, le projet de loi ne modifie pas la majorit&#233; p&#233;nale qui demeure fix&#233;e &#224; dix-huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne remet pas non plus en cause l'existence de juridictions sp&#233;cialis&#233;es pour mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'instaure pas davantage de peines automatiques d'emprisonnement, le juge pouvant d&#233;roger aux peines minimales &#224; condition de motiver sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les garanties exceptionnelles d'insertion ou de r&#233;insertion qui, dans le r&#233;gime le plus s&#233;v&#232;re &#233;tabli par le projet, permettent seules de prononcer une peine inf&#233;rieure aux peines minimales, rel&#232;vent de l'appr&#233;ciation souveraine de la juridiction de jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cas o&#249; le projet exclut de plein droit l'excuse de minorit&#233;, la juridiction de jugement appr&#233;ciera souverainement l'opportunit&#233; de la r&#233;tablir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, j'ai tout particuli&#232;rement veill&#233; &#224; ce que le projet de loi permette au juge de discerner, parmi les mineurs, ceux qui &#224; raison de faits particuli&#232;rement graves doivent &#234;tre sanctionn&#233;s avec fermet&#233; et ceux qui rel&#232;vent en priorit&#233; d'une d&#233;cision &#224; caract&#232;re &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, je voudrais indiquer que les mots 'enfants' et 'adolescents', qui suscitent des sentiments de protection et d'empathie recouvrent des r&#233;alit&#233;s tr&#232;s contrast&#233;es. Chacune d'elles appelle des r&#233;ponses adapt&#233;es, en fonction de la gravit&#233; des faits en cause.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;linquance des mineurs, attention &#224; la r&#233;pression &#034;hygi&#233;niste&#034;</title>
		<link>https://afmjf.fr/Delinquance-des-mineurs-attention</link>
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		<dc:date>2006-09-26T08:02:04Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Article de Thierry Baranger, Muriel Eglin, Catherine Sultan (juges des enfants) et Alain Bruel (ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris) paru dans le Figaro, en r&#233;action aux initiatives du ministre de l'int&#233;rieur M. Nicolas Sarkozy. &lt;br class='autobr' /&gt;
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Article de Thierry Baranger, Muriel Eglin, Catherine Sultan (juges des enfants) et Alain Bruel (ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris) paru dans le Figaro, en r&#233;action aux initiatives du ministre de l'int&#233;rieur M. Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://afmjf.fr/IMG/pdf/FIGARO_20-9-06.pdf'&gt;Lire l'article en format PDF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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